Libreville en course pour héberger un bureau ONU-Habitat régional
Une audience diplomatique relance l'ambition du Gabon de devenir un pôle urbain de référence en Afrique centrale.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu le directeur régional d'ONU-Habitat pour évoquer l'implantation à Libreville d'un bureau sous-régional couvrant l'Afrique centrale. Un projet qui, s'il se concrétise, positionnerait le Gabon comme relais diplomatique et technique sur les questions de développement urbain dans la sous-région.

Une audience qui pose les bases d'un projet stratégique
L'échange a eu lieu le 12 juillet, à l'immeuble du 2 Décembre, siège de la diplomatie gabonaise. Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, y a reçu le directeur régional d'ONU-Habitat, le programme des Nations unies pour les établissements humains — l'organe onusien chargé d'accompagner les États dans la planification urbaine, l'accès au logement et la gestion des villes durables.
Au cœur de la discussion : la possibilité pour Libreville d'accueillir un bureau sous-régional couvrant l'ensemble de l'Afrique centrale. Concrètement, cela signifierait qu'au lieu de traiter chaque dossier national séparément depuis un siège lointain, ONU-Habitat disposerait d'une antenne installée au Gabon, chargée de coordonner ses programmes pour plusieurs pays de la zone CEMAC et au-delà.
Pourquoi ce choix aurait du sens
Si le dossier n'en est qu'à un stade exploratoire, il s'inscrit dans une logique déjà amorcée : le Gabon cherche depuis plusieurs années à structurer sa politique de développement urbain et de logement, un enjeu majeur pour un pays où plus de 80% de la population vit en ville, essentiellement concentrée dans le Grand Libreville.
Accueillir un tel bureau ne serait pas qu'un symbole diplomatique. Cela ouvrirait un accès facilité à l'expertise technique, aux financements et aux programmes pilotes d'ONU-Habitat — utile pour des chantiers concrets : rénovation de quartiers précaires, gestion des risques d'inondation urbaine, ou encore planification des nouvelles zones d'habitat autour de la capitale.
Ce que ça changerait pour les Gabonais
Pour l'instant, aucune décision officielle n'a été actée : la rencontre relève d'une phase de dialogue, et le score de fiabilité mesuré autour de cette information invite à la prudence sur le calendrier. Mais si le projet aboutit, Libreville gagnerait un statut de plateforme régionale, avec à la clé une visibilité accrue et des retombées possibles en matière d'expertise technique partagée entre pays voisins.
Pour les habitants des quartiers en pleine densification de la capitale, l'enjeu réel se mesurera moins dans les discours que dans la capacité de ce futur bureau, s'il se matérialise, à accompagner des projets tangibles d'aménagement urbain. Reste à suivre les prochaines étapes de ce dossier, qui devrait connaître des développements dans les mois à venir.
À lire aussi

Déchets : le groupe ghanéen Jospong reçu par le ministre Nguema Mba
Le ministre de l'Intérieur, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation de Jospong International Business, groupe ghanéen spécialisé dans la gestion des déchets. L'audience intervient alors que plusieurs villes gabonaises, à commencer par Libreville, cherchent des solutions durables à leurs points noirs d'ordures.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, accompagné de la Première dame Zita Oligui Nguema, s'est rendu ce mardi en Côte d'Ivoire. Il y prend part aux commémorations du 66e anniversaire de l'indépendance ivoirienne, proclamée le 7 août 1960. Ce déplacement s'inscrit dans une séquence de rapprochements diplomatiques entre Libreville et les grandes capitales africaines.
À la uneLe Chef de l'État veut des campus universitaires modernisés
Le Chef de l'État a réaffirmé son engagement en faveur de campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales du Gabon. Une annonce qui touche directement les dizaines de milliers d'étudiants confrontés, chaque rentrée, à des amphithéâtres saturés et des équipements vieillissants.