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Justice, commerce et consulats : Libreville et Pékin resserrent les liens

Le Garde des Sceaux gabonais et l'ambassadeur chinois ont passé en revue les dossiers économiques et consulaires qui unissent les deux pays.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a reçu vendredi 10 juillet à Libreville l'ambassadeur de Chine, Zhou Ping. Au menu de cette audience : les questions économiques, commerciales et consulaires qui structurent la relation bilatérale entre Libreville et Pékin.

Rencontre officielle entre le ministre gabonais de la Justice et l'ambassadeur de Chine au Gabon
Photo d'illustration

Une audience protocolaire aux enjeux concrets

Ce n'est pas une simple visite de courtoisie. Vendredi matin, dans les bureaux du ministère de la Justice, le Garde des Sceaux gabonais Augustin Emane a reçu S.E. Zhou Ping, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine près la République gabonaise. Selon nos informations, l'échange a porté sur les dossiers d'intérêt commun aux deux nations, avec un accent particulier mis sur les volets économique, commercial et consulaire.

Ce type de rencontre entre un membre du gouvernement gabonais et le corps diplomatique chinois n'est pas anodin : il s'inscrit dans une relation bilatérale qui s'est densifiée ces dernières années, la Chine étant devenue l'un des partenaires commerciaux majeurs du Gabon, notamment via les investissements dans les infrastructures et l'exploitation minière.

Pourquoi le ministère de la Justice est concerné

On pourrait s'étonner de voir la Justice, et non les Affaires étrangères ou le Commerce, au premier plan de ces discussions. La raison est simple : le portefeuille du ministre Emane inclut la charge des Droits Humains, un sujet qui figure régulièrement à l'agenda des échanges entre États lorsque des ressortissants étrangers sont impliqués dans des activités économiques locales.

Les questions consulaires évoquées touchent concrètement la vie quotidienne des ressortissants chinois installés au Gabon — estimés à plusieurs milliers, actifs dans le commerce, le BTP et les mines — ainsi que les procédures qui encadrent leurs droits et obligations sur le territoire gabonais. C'est aussi le terrain où se règlent, au cas par cas, les différends commerciaux ou les litiges impliquant des opérateurs des deux nationalités.

Ce que cela change pour les Gabonais

Pour l'économie locale, ce type d'audience régulière sert de baromètre : elle permet d'anticiper d'éventuelles frictions avant qu'elles ne dégénèrent en contentieux, et de fluidifier les relations commerciales entre entreprises chinoises et gabonaises. Un cadre juridique clarifié profite in fine aux travailleurs locaux, aux PME sous-traitantes et aux consommateurs qui dépendent des produits importés de Chine.

Aucun accord chiffré ni calendrier précis n'a été communiqué à l'issue de cette rencontre. Il s'agit, à ce stade, d'un échange de vues plus que d'une annonce structurante. Mais dans un contexte où le Gabon cherche à diversifier ses partenariats économiques au-delà des hydrocarbures, chaque dialogue institutionnel avec Pékin compte pour maintenir la confiance des investisseurs chinois déjà présents dans le pays.

La suite à surveiller

Reste à voir si cette audience débouchera sur des mesures concrètes — accord de coopération judiciaire, simplification de procédures consulaires, ou nouveaux engagements commerciaux. Pour l'instant, la rencontre confirme surtout la continuité d'un dialogue bilatéral que Libreville entend visiblement entretenir avec son partenaire asiatique.

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