Lalala : la route du poisson enfin réhabilitée
À Libreville, l'accès au Centre d'appui à la pêche artisanale change de visage après des années de dégradation.
La voie d'accès au Centre d'appui à la pêche artisanale de Libreville (CAPAL), dans le quartier Lalala, vient d'être remise en état. Un chantier modeste en apparence, mais vital pour une filière qui vit au rythme des allers-retours entre les pirogues et les points de vente.

Un axe stratégique, longtemps oublié
Pendant plusieurs années, la route menant au CAPAL s'était dégradée au point de compliquer sérieusement l'activité quotidienne des pêcheurs et des commerçants du site. Nids-de-poule, boue en saison des pluies, camions frigorifiques bloqués : le décor était devenu familier pour les usagers de ce centre, l'un des points névralgiques de la pêche artisanale à Libreville.
Ce n'est pas un détail. Le CAPAL fonctionne comme une plateforme logistique où débarque une partie du poisson consommé dans la capitale. Une route impraticable, c'est du poisson qui s'abîme, des trajets rallongés, et des marges qui fondent pour des acteurs déjà fragiles économiquement.
Ce que change concrètement la réhabilitation
Avec la voie remise à niveau, les habitants de Lalala et les professionnels du secteur retrouvent un accès fluide au centre. Concrètement, cela signifie des livraisons plus rapides, moins de casse sur les cargaisons transportées et une circulation apaisée dans un quartier où le trafic pêche et trafic routier s'entremêlent au quotidien.
Pour une filière qui repose largement sur l'informel et de petites structures, ce type d'infrastructure de proximité pèse plus lourd qu'il n'y paraît. Une route en bon état, c'est le premier maillon d'une chaîne de valeur qui va du quai de débarquement jusqu'à l'étal du marché.
Un signal pour la pêche artisanale gabonaise
Le CAPAL a été conçu pour structurer et professionnaliser la pêche artisanale à Libreville, un secteur qui emploie des milliers de Gabonais et alimente une bonne part du marché local en produits frais. Sa desserte fonctionnelle est une condition de base pour que cette ambition tienne dans la durée.
Reste à voir si cette réhabilitation s'accompagnera d'un entretien régulier, condition sine qua non pour éviter un nouveau cycle de dégradation. Sur ce point, la vigilance des usagers et des autorités locales sera déterminante dans les mois à venir.
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