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Économie

ANPI-Gabon et HOSEA veulent muscler l'accompagnement des jeunes entrepreneurs

À Libreville, l'agence publique et l'ONG explorent de nouveaux mécanismes pour transformer les projets étudiants en entreprises viables.

L'Agence nationale de promotion des investissements du Gabon et l'ONG HOSEA ont échangé le 14 juillet à Libreville sur des pistes de collaboration renforcée. Au cœur des discussions : le concours Pitch for Impact et les moyens de mieux armer les porteurs de projets, notamment étudiants, face au parcours souvent semé d'obstacles de la création d'entreprise.

Jeunes entrepreneurs présentant un projet lors d'un concours de pitch
L'ANPI-Gabon et l'ONG HOSEA ont échangé sur les mécanismes d'accompagnement des jeunes porteurs de projets.

Un rendez-vous pour aligner les efforts

La rencontre du 14 juillet à Libreville n'avait rien d'un simple échange de courtoisie. ANPI-Gabon, bras institutionnel chargé de faciliter l'investissement et la création d'entreprise dans le pays, et HOSEA, ONG active dans l'accompagnement entrepreneurial, ont mis sur la table leurs façons respectives de soutenir les porteurs de projets — pour voir où leurs actions peuvent se compléter plutôt que se dupliquer.

Le concours Pitch for Impact a servi de fil rouge à la discussion. Ce type de dispositif permet généralement à des étudiants ou jeunes porteurs de projets de présenter leur idée devant un jury, avec à la clé un accompagnement technique, parfois un financement d'amorçage. Selon nos informations, les deux structures ont évoqué les mécanismes qui pourraient être mutualisés pour donner plus de poids à ce type d'initiative.

Ce qui manque souvent aux jeunes porteurs de projets

Au Gabon comme ailleurs, l'écart entre avoir une bonne idée et la transformer en entreprise qui tient debout reste large. Accès au financement, formalités administratives, mentorat, mise en réseau : ce sont les points de friction classiques que rencontrent les jeunes entrepreneurs, en particulier ceux encore sur les bancs de l'université.

Un partenariat entre une agence publique dotée d'un ancrage institutionnel et une ONG de terrain a du sens sur le papier : l'une peut ouvrir des portes réglementaires et institutionnelles, l'autre apporte souvent une proximité et un suivi plus personnalisé des candidats. Reste à voir quelle forme concrète prendra cette collaboration.

Une piste encore à concrétiser

À ce stade, la rencontre relève de l'exploration : aucun protocole d'accord ni calendrier précis n'a été communiqué. C'est une prise de contact stratégique, pas encore un dispositif opérationnel.

Pour les étudiants et jeunes entrepreneurs gabonais qui scrutent les rares fenêtres d'accompagnement disponibles, l'enjeu sera de voir si cette discussion se traduit par des places supplémentaires dans Pitch for Impact, un accès facilité au financement, ou un simple partage d'expertise entre les deux structures. La suite dépendra des annonces à venir.

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