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Société

Bac 2026 : 28 000 candidats, et une caméra pour surveiller les tricheurs

La vidéosurveillance testée à Libreville pourrait redessiner l'organisation des examens nationaux.

Le baccalauréat général 2026 a démarré ce mardi à Libreville et dans tout le pays, avec près de **28 000 candidats** face aux épreuves écrites. Fait notable de cette session : l'expérimentation d'un dispositif de vidéosurveillance au complexe Mabignath, présenté comme une avancée dans la modernisation des examens.

Salle d'examen avec des candidats au baccalauréat en train de composer
Les épreuves écrites du baccalauréat général 2026 ont débuté ce mardi 14 juillet dans les centres d'examen de Libreville et sur l'ensemble du territoire national.

Le coup d'envoi a été donné ce mardi 14 juillet par la ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, lors d'une tournée dans les centres d'examen de la commune de Libreville. Une visite de terrain classique pour un rendez-vous scolaire majeur, mais qui a surtout mis en lumière un chantier plus discret : celui de la digitalisation du système éducatif gabonais.

Une caméra dans la salle d'examen

Au complexe Mabignath, les épreuves se déroulent sous vidéosurveillance. L'expérimentation, jugée concluante par la ministre, s'inscrit dans une logique simple : sécuriser le déroulement des examens et limiter les tentatives de fraude, un sujet récurrent lors des grandes sessions nationales.

Ce type de dispositif n'a rien d'anecdotique quand on regarde l'ampleur logistique de l'opération. Organiser un baccalauréat national, ce n'est pas seulement imprimer des sujets : il faut mobiliser des centaines de surveillants, sécuriser l'acheminement des épreuves, garantir l'égalité de traitement entre les candidats de Libreville et ceux des provinces plus isolées. Une caméra, en soi, ne résout rien seule. Mais elle change la nature du contrôle : on passe d'une surveillance humaine, faillible et parfois contestée, à une traçabilité qui peut, en cas de litige, être vérifiée après coup.

Pourquoi ça compte pour les candidats

Pour les 28 000 élèves qui planchent cette semaine, l'enjeu immédiat reste le même depuis toujours : décrocher le sésame qui ouvre l'université ou une filière professionnelle. Mais la fiabilité perçue de l'examen n'est pas un détail. Un baccalauréat crédible, c'est un diplôme qui garde sa valeur, aussi bien pour les recruteurs gabonais que pour les établissements étrangers qui admettent des bacheliers gabonais sur dossier.

Si l'expérimentation de Mabignath est confirmée et généralisée dans les prochaines sessions, elle pourrait devenir un outil de référence pour l'ensemble des centres d'examen du pays, notamment les plus exposés aux soupçons de fraude par le passé.

Une brique dans un chantier plus large

Cette initiative s'ajoute aux efforts de modernisation engagés par le ministère de l'Éducation nationale sur l'organisation des examens. Reste à savoir si le dispositif sera étendu à d'autres centres, à Libreville comme dans les provinces, et selon quel calendrier — un point que les autorités n'ont pas encore précisé publiquement.

Ce qui est sûr, c'est que la question de la fiabilité des examens dépasse le seul cadre technique. Elle touche à la confiance que les familles, les employeurs et les établissements d'enseignement supérieur accordent au diplôme gabonais. Dans un contexte où de plus en plus de bacheliers visent des cursus à l'étranger, chaque avancée sur ce terrain pèse dans la balance.

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