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Bac 2026 : 545 candidats sur la ligne de départ dans l'Ogooué-Lolo

Le gouverneur Jean Bosco Assingabagni a donné le coup d'envoi des épreuves à Lastourville, un centre qui concentre près de la moitié des candidats de la province.

Les épreuves du baccalauréat général 2026 ont officiellement démarré ce mardi à Lastourville, dans l'Ogooué-Lolo. Le gouverneur Jean Bosco Assingabagni a lancé la session au lycée Arsène Bounguendza, centre qui rassemble 236 candidats venus de quatre établissements. À l'échelle de la province, ce sont 545 élèves et candidats libres qui planchent cette semaine, répartis entre deux centres d'examen.

Salle d'examen du lycée Arsène Bounguendza à Lastourville lors du lancement du baccalauréat 2026.
Le centre d'examen du lycée Arsène Bounguendza, à Lastourville, a accueilli le lancement officiel du baccalauréat 2026 pour la province de l'Ogooué-Lolo.

Un lancement symbolique à Lastourville

C'est au lycée Arsène Bounguendza que le gouverneur de l'Ogooué-Lolo, Jean Bosco Assingabagni, a procédé au lancement officiel des épreuves du baccalauréat général pour la région. Un geste protocolaire, certes, mais qui marque le point de départ d'une semaine décisive pour des centaines de jeunes de ce centre-est du Gabon.

Le choix de Lastourville n'a rien d'anodin : la ville concentre le premier centre d'examen de la province par le nombre de candidats.

Qui compose les 236 candidats de Lastourville ?

Le détail des effectifs donne une photographie précise du tissu scolaire local. Sur les 236 candidats inscrits au centre de Lastourville, on compte :

  • 160 au lycée public Arsène Bounguendza ;
  • 39 au lycée catholique de Bamboro ;
  • 37 au lycée privé Jonas Lumière ;
  • 62 candidats libres, c'est-à-dire des élèves ou adultes ayant préparé l'examen hors circuit scolaire classique.

Cette dernière catégorie, souvent sous-estimée dans les commentaires sur le bac, illustre une réalité bien connue dans les provinces gabonaises : nombre de candidats se présentent sans être rattachés à un établissement, faute d'offre scolaire suffisante ou parce qu'ils reprennent leurs études après une interruption.

Koulamoutou, le grand centre de la province

À l'échelle de l'Ogooué-Lolo, le centre principal reste celui de Koulamoutou, chef-lieu provincial, qui compte 309 candidats. Additionnés aux 236 de Lastourville, ce sont donc 545 candidats qui composent cette année la cohorte du baccalauréat général pour l'ensemble de la province.

Ce volume, modeste au regard des grands centres urbains comme Libreville ou Port-Gentil, pèse pourtant lourd localement : chaque candidat représente une famille mobilisée, des enseignants correcteurs à recruter, une logistique d'acheminement des sujets à sécuriser dans une province où les distances entre localités restent un défi.

Ce que ça change concrètement

Pour les familles de Lastourville et de Koulamoutou, cette semaine d'examens conditionne l'accès à l'enseignement supérieur ou à la vie professionnelle. La présence du gouverneur au lancement des épreuves, au-delà du symbole, vise aussi à rassurer sur le bon déroulement logistique de la session dans une province rurale où l'organisation d'un examen national reste un exercice d'équilibriste : transport des copies, disponibilité des surveillants, sécurisation des salles.

Les résultats de cette session, une fois publiés, donneront la véritable mesure de l'année scolaire écoulée dans l'Ogooué-Lolo — et diront si la part importante de candidats libres, plus d'un quart des effectifs de Lastourville, parvient à transformer une préparation souvent solitaire en réussite à l'examen.

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