Francophonie parlementaire : Nathalie Roy prend la présidence de l'APF
À la clôture de la 51e session à Yaoundé, la nouvelle présidente succède à Hilarion Etong à la tête de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.
La 51e session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie s'est achevée lundi au Palais de verre Paul Biya, à Yaoundé, sur une passation de pouvoir. Nathalie Roy devient la nouvelle présidente de cette instance qui réunit les parlements de l'espace francophone, prenant la suite d'Hilarion Etong, salué pour son mandat sortant. Une élection qui, au-delà du symbole diplomatique, interroge sur le rôle réel de cette assemblée dans la vie politique des pays membres, Gabon compris.

Une clôture sous les honneurs à Yaoundé
La cérémonie s'est déroulée dans l'hémicycle du Palais de verre Paul Biya, siège du Parlement camerounais, sous la présidence d'Aboubakary Abdoulaye, président du Sénat du Cameroun, en présence de Théodore Datouo, président de l'Assemblée nationale camerounaise. C'est dans ce cadre solennel qu'a été actée l'élection de Nathalie Roy à la tête de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), au terme de cette 51e session.
Dans son discours de clôture, le président du Sénat camerounais a salué la nouvelle présidente tout en rendant hommage au bilan d'Hilarion Etong, président sortant. Une transition qui s'est faite, selon nos informations, dans la continuité plutôt que dans la rupture, l'APF cultivant traditionnellement ce climat de consensus entre ses membres.
L'APF, un Parlement sans loi mais avec de l'influence
Moins connue que l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dont elle est l'un des organes consultatifs, l'APF réunit des dizaines d'assemblées parlementaires et organisations interparlementaires de l'espace francophone, d'Afrique, d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie. Elle ne vote aucune loi contraignante, mais adopte résolutions, recommandations et rapports qui nourrissent les travaux de l'OIF et influencent, par ricochet, les politiques publiques de ses membres sur la démocratie, l'éducation ou la gouvernance.
Son fonctionnement repose sur des sessions plénières annuelles, comme celle qui vient de s'achever au Cameroun, et sur un travail continu de commissions thématiques entre deux rendez-vous. Le choix de la présidence n'est donc pas qu'un geste protocolaire : il fixe, pour deux ans généralement, les priorités mises en avant devant l'ensemble des parlements francophones.
Ce que cette élection change pour le Gabon
Le Parlement gabonais, comme la quasi-totalité des Parlements francophones d'Afrique, participe au réseau de l'APF. Une nouvelle présidence signifie souvent de nouveaux axes de travail : coopération interparlementaire, appui à la formation des élus, ou encore mécanismes d'observation électorale, autant de dispositifs auxquels les sections africaines, dont celle du Gabon, peuvent recourir.
À court terme, l'impact concret pour les Gabonais reste indirect : c'est davantage dans la capacité de l'APF à peser sur l'agenda de l'OIF, et donc sur les grands sommets de la Francophonie, que se joue l'intérêt de ce changement de présidence. La suite se jugera aux premières orientations données par Nathalie Roy dans les mois qui viennent.
Un dossier à suivre
Aucun élément ne permet à ce stade de préciser le programme précis de la nouvelle présidente ni la durée exacte de son mandat, ces informations n'ayant pas encore été détaillées à l'issue de la session. Loop suivra les prochaines communications officielles de l'APF pour en mesurer les implications concrètes sur la coopération parlementaire francophone.
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