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Sénégal : les Lions du foot sur la sellette après une Coupe d'Afrique décevante

La Fédération sénégalaise de football a lancé la procédure d'éviction du sélectionneur Pape Bouna Thiaw, un an et demi après sa nomination.

Le Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a acté, dans la nuit du 11 au 12 juillet, le lancement d'une procédure de cessation des fonctions de Pape Bouna Thiaw et de son staff technique. En cause : des résultats sportifs jugés insuffisants à la tête des Lions de la Teranga.

Banc de touche d'une équipe nationale de football lors d'un match
La Fédération sénégalaise de football a engagé une procédure de cessation des fonctions de son sélectionneur.

Le communiqué de la FSF ne laisse guère de place au doute : la fédération dit agir « dans l'intérêt du football sénégalais ». Une formule sobre, presque protocolaire, mais qui scelle le sort d'un sélectionneur arrivé aux commandes il y a moins de deux ans.

Un intérim transformé en aventure écourtée

Pape Bouna Thiaw n'était pas un inconnu du vestiaire sénégalais. Il avait assuré la transition après le départ d'Aliou Cissé, l'homme qui avait offert au Sénégal son premier titre continental en 2022. Confirmé officiellement le 4 octobre 2024, Thiaw héritait d'un groupe taillé pour gagner, mais aussi d'attentes immenses.

Moins de deux ans plus tard, ce passage s'achève sur un bilan que la fédération elle-même qualifie d'insuffisant. Le communiqué ne détaille pas de statistiques précises, mais la sanction est sans ambiguïté : la procédure de cessation des fonctions vise autant le sélectionneur que l'ensemble de son encadrement technique.

Ce que révèle cette décision sur le football continental

Au-delà du cas sénégalais, cet épisode illustre une tendance déjà observée dans plusieurs fédérations africaines : la pression sur les résultats immédiats laisse peu de marge aux sélectionneurs, même issus du sérail. Le Sénégal, classé parmi les nations les plus compétitives d'Afrique de l'Ouest depuis son sacre de 2022, s'est fixé un standard d'exigence qui ne tolère plus les phases de transition.

Pour les observateurs du football régional, la question posée est désormais celle de la succession : quel profil pourra combiner continuité tactique et résultats rapides, dans un calendrier international de plus en plus dense entre éliminatoires et compétitions continentales.

Et pour le football gabonais ?

Cette actualité résonne au-delà de Dakar. Les fédérations africaines, Gabon compris, observent de près la manière dont leurs voisins gèrent la pression sportive et la gouvernance de leurs sélections nationales. La rapidité de la décision sénégalaise — moins de deux ans après une nomination très attendue — illustre l'exigence croissante qui pèse sur les instances dirigeantes du football sur le continent, un enjeu de gouvernance sportive qui dépasse les frontières.

La procédure engagée par la FSF devra encore suivre son cours réglementaire avant qu'un nouveau nom ne soit officiellement annoncé pour prendre en main les Lions de la Teranga.

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