Transports : 34 des 40 chantiers prioritaires déjà achevés
Le ministère des Transports affiche un taux d'exécution supérieur à 70 % sur ses cent premiers jours d'action.
Sur les 40 actions prioritaires fixées au ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, 34 sont désormais entièrement réalisées. Les 6 chantiers restants, concentrés sur le routier et le ferroviaire, progressent à un rythme qui interroge : celui d'une administration jugée sur ses résultats plutôt que sur ses annonces.

Un chiffre résume la méthode : sur 40 actions prioritaires inscrites à l'agenda du ministère des Transports lors du bilan des cent premiers jours du deuxième Gouvernement, 29 étaient déjà entièrement réalisées à cette étape, contre 11 encore en cours. Depuis, plusieurs de ces chantiers ont franchi leurs dernières étapes, portant le total à trente-quatre actions réalisées sur quarante, six restant en cours.
Le détail qui compte : où en est-on secteur par secteur
Dans le domaine routier, quatre des cinq actions encore en cours ont été menées à terme. Sur le volet ferroviaire, le mouvement est plus lent mais réel : deux des quatre actions restantes ont, elles aussi, été achevées. Concrètement, cela signifie qu'il ne reste plus qu'une poignée de dossiers ouverts sur ces deux segments, alors que le transport terrestre concentre une bonne partie des déplacements quotidiens des Gabonais, entre routes nationales et liaisons ferroviaires stratégiques pour le fret minier et les voyageurs.
Ce niveau de traçabilité — savoir précisément combien d'actions restent à boucler, secteur par secteur — n'est pas anecdotique. Il suppose un mécanisme de suivi permanent des projets, avec des équipes techniques mobilisées pour vérifier l'avancement réel des travaux plutôt que leur simple annonce. C'est ce type d'outil de pilotage, plus que le chiffre brut, qui distingue une administration capable de tenir ses engagements d'une autre qui se contente de les formuler.
Pourquoi ce taux d'exécution mérite d'être suivi
Un taux de réalisation proche de 85 % sur des chantiers d'infrastructure, généralement lents et coûteux, place la barre haute pour les prochains bilans. Le ministère, dirigé par Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre d'État, s'inscrit dans la feuille de route de refondation portée par les institutions de la Ve République et revendiquée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Reste la question qui intéresse l'usager : ces actions se traduisent-elles par des routes réhabilitées, des trains plus fiables, une logistique portuaire fluidifiée ? Le bilan communiqué liste des actions achevées, mais ne détaille pas encore, à ce stade, l'impact mesurable sur les temps de trajet ou les coûts de transport pour les entreprises et les ménages. C'est ce chaînon — entre chantier coché et bénéfice tangible — qu'il faudra observer lors des prochains points d'étape.
Pour l'instant, une seule source institutionnelle documente ce bilan. Sa confirmation par d'autres indicateurs — audits, retours d'usagers, données de trafic — permettra de mesurer si cette accélération administrative se convertit en gains concrets sur le terrain.
À lire aussi

Pollution marine au Gabon : deux ans de données scientifiques dévoilées
Deux années de recherches sur la pollution des écosystèmes côtiers et marins gabonais ont été présentées à l'Institut français du Gabon. Portés par le Fonds Équipe France dans le cadre de la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan, ces travaux éclairent l'impact des pollutions sur les ressources halieutiques et la santé des populations.

Paiement par QR code : 22 acteurs se coordonnent à Libreville
Un atelier technique a réuni jeudi à Libreville les 22 acteurs de l'écosystème gabonais du paiement électronique, dans le cadre du projet Madigipaie. Objectif affiché : préparer le déploiement du QR code Gimac, un standard régional censé rendre les paiements interbancaires et mobiles enfin interopérables. Encore au stade des échanges techniques, le chantier vise à simplifier un geste que beaucoup de Gabonais font déjà tous les jours : scanner pour payer.

Sous les arbres de l'Arboretum, la science des forêts se réinvente
Jeudi, l'Arboretum Raponda Walker a servi de cadre à un format inhabituel de rencontre scientifique : le « Walk & Talk ». Chercheurs, doctorants et représentants d'institutions françaises et gabonaises y ont échangé sur la gestion durable des forêts tropicales, loin des salles de conférence classiques.