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Économie

Transport : la CNT publie sa grille tarifaire, jusqu'à 13 000 FCFA pour Bitam

La Compagnie nationale de transport fixe pour la première fois des prix officiels sur ses liaisons interurbaines et urbaines.

La Compagnie nationale de transport (CNT) a dévoilé sa nouvelle grille tarifaire pour les trajets reliant Libreville aux principales villes de l'intérieur. Lambaréné, Mouila, Oyem, Bitam : chaque destination a désormais un prix affiché, entre 5 000 et 13 000 FCFA. Un cadre censé clarifier le coût du transport public dans un secteur longtemps dominé par des tarifs informels et fluctuants.

Bus de transport interurbain garé à un arrêt, passagers attendant l'embarquement
La Compagnie nationale de transport a publié ses tarifs officiels pour les liaisons vers l'intérieur du pays.

Une grille qui suit la distance

Le principe est simple : plus la ville est loin de Libreville, plus le billet coûte cher. Lambaréné, à environ deux heures de route, s'affiche au tarif le plus bas, 5 000 FCFA. Viennent ensuite Mouila (8 000 FCFA) et Lebamba (10 000 FCFA), avant un palier commun à 12 000 FCFA pour trois villes du nord et du sud, Makokou, Oyem et Tchibanga. Le trajet le plus coûteux du réseau reste celui vers Bitam, à la frontière camerounaise, facturé 13 000 FCFA.

Cette logique kilométrique n'a rien d'anodin : elle donne enfin un repère public à un secteur où le prix d'un même trajet pouvait varier du simple au double selon le transporteur, le jour ou l'humeur du chauffeur. Pour un salarié ou un commerçant qui voyage régulièrement entre Libreville et l'intérieur, connaître le tarif à l'avance change la manière de budgétiser un déplacement professionnel ou familial.

Ce que ça change concrètement

Au-delà des chiffres, l'enjeu est celui de la prévisibilité. Une grille affichée permet de comparer, de contester un abus tarifaire et, potentiellement, de planifier des trajets réguliers sans craindre une hausse arbitraire au guichet. C'est un signal de professionnalisation d'un opérateur public dont la mission est justement de désenclaver les provinces, là où les compagnies privées peinent parfois à couvrir certains axes de façon stable.

La compagnie évoque également des formules d'abonnement pour les liaisons urbaines, une piste qui viserait les usagers du quotidien à Libreville ou dans les grandes villes de province. Les contours précis de ces offres, notamment leur prix et leur périmètre, restent à préciser dans les prochaines communications de la CNT.

Un test pour la régularité du service

Fixer un tarif ne suffit pas : la vraie question sera celle de la régularité des rotations sur des axes comme Oyem ou Bitam, où l'état des routes et la disponibilité des véhicules pèsent autant que le prix du billet. Si la grille tient ses promesses de stabilité, elle pourrait devenir une référence pour l'ensemble du secteur du transport interurbain, y compris pour les opérateurs privés appelés à s'aligner ou à se distinguer sur la qualité de service.

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