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Société

Neuf pêcheurs angolais arrêtés au large de Mayumba

Une opération de surveillance maritime intercepte un navire étranger en pleine pêche illégale dans les eaux gabonaises.

Neuf ressortissants angolais ont été interpellés au large de Mayumba, dans la Nyanga, alors qu'ils pêchaient sans autorisation dans les eaux territoriales gabonaises. L'opération s'inscrit dans la mission conjointe de surveillance des pêches baptisée « Albator ».

Bateaux de pêche amarrés le long de la côte de Mayumba au Gabon
Mayumba, dans la province de la Nyanga, théâtre de l'interpellation de neuf pêcheurs angolais.

Au large de Mayumba, dans le département de la Basse-Banio, en province de la Nyanga, neuf pêcheurs angolais ont été pris en flagrant délit d'activité de pêche illégale dans les eaux territoriales gabonaises. Leur interpellation s'est faite dans le cadre de la mission conjointe Albator, un dispositif de contrôle maritime destiné à protéger les ressources halieutiques du pays.

Un enjeu qui dépasse le simple contrôle

La pêche illégale n'est pas un délit anodin : elle prive l'État gabonais de recettes fiscales, épuise des stocks de poissons déjà sous pression et fragilise les pêcheurs artisanaux locaux, qui subissent la concurrence de navires étrangers opérant hors de tout cadre légal. Chaque interpellation de ce type illustre la difficulté, mais aussi la nécessité, de surveiller une façade maritime longue de plusieurs centaines de kilomètres.

La zone de Mayumba, à la frontière avec le Congo, est particulièrement exposée : ses eaux poissonneuses attirent régulièrement des embarcations venues d'autres pays du golfe de Guinée, où les patrouilles restent moins denses qu'ailleurs sur le littoral.

Ce que change une mission comme Albator

Le nom Albator désigne le dispositif de surveillance mis en place pour traquer les navires qui pêchent sans licence dans les eaux gabonaises. Concrètement, ce type d'opération permet de repérer, intercepter et remettre aux autorités compétentes les équipages pris en infraction, avant que le poisson ne soit débarqué et vendu hors des circuits déclarés.

Pour les Gabonais, l'enjeu est direct : une pêche mieux contrôlée signifie des ressources préservées à moyen terme et une meilleure protection des revenus des pêcheurs locaux, qui vivent de cette même mer. Selon nos informations, la suite judiciaire réservée aux neuf ressortissants angolais reste à préciser, les autorités devant déterminer les sanctions applicables en vertu de la réglementation gabonaise sur les pêches.

Cette interpellation confirme, en tout cas, que la vigilance en mer ne se limite pas aux grands ports : elle se joue aussi dans les zones reculées comme Mayumba, où la présence de patrouilles reste le meilleur rempart contre le pillage des ressources halieutiques nationales.

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