Libreville : 72 heures pour se mettre en règle avant la campagne anti-insalubrité
La mairie de Libreville lance un ultimatum de trois jours aux commerçants et occupants du domaine public avant une phase de contrôle renforcée.
La municipalité de Libreville accorde un délai de trois jours aux opérateurs économiques et aux habitants pour régulariser leur situation face à l'occupation anarchique de l'espace public. Cette mesure précède le lancement d'une phase plus stricte de la campagne contre l'insalubrité dans la capitale.

Un ultimatum avant l'action
Le maire de Libreville, Eugène M'ba, a annoncé qu'un délai de trois jours est accordé aux opérateurs économiques et aux populations de la capitale pour se conformer volontairement aux règles d'occupation du domaine public. Cette information, communiquée par l'Hôtel de Ville, s'inscrit dans une campagne plus large de lutte contre l'insalubrité et les installations non autorisées sur l'espace public.
Cette période de grâce vise à laisser le temps aux commerçants, étalagistes et autres occupants concernés de régulariser leur situation avant que ne débute la phase opérationnelle de la campagne, potentiellement plus contraignante.
Un cadre légal bien établi
La démarche municipale s'appuie sur un socle juridique précis. Le communiqué de la mairie fait référence à la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation, ainsi qu'à l'ordonnance n°006/2012 du 13 février 2012. Ces textes encadrent les prérogatives des collectivités locales en matière de gestion de l'espace public et de salubrité.
En clair, la mairie dispose des bases légales nécessaires pour agir contre les installations anarchiques, qu'il s'agisse d'étals, de kiosques ou d'autres formes d'occupation non déclarée de la voirie et des trottoirs.
Ce que cela signifie pour les habitants et commerçants
Pour les opérateurs économiques installés dans les rues de la capitale, ce délai de trois jours représente une fenêtre pour se mettre en règle sans risquer de sanctions immédiates. Les modalités précises de mise en conformité — démarches administratives, zones concernées, éventuelles autorisations à obtenir — n'ont pas encore été détaillées publiquement au-delà de ce premier communiqué.
La question de l'assainissement urbain et de l'occupation du domaine public revient régulièrement dans l'agenda des autorités locales de Libreville, dans un contexte où la gestion de l'espace urbain reste un défi pour une capitale en croissance.
À suivre
Le passage à la phase opérationnelle de cette campagne devrait clarifier les mesures concrètes prévues pour les récalcitrants une fois le délai écoulé. Les habitants et commerçants de Libreville sont invités à se renseigner rapidement auprès des services municipaux pour connaître les démarches à effectuer.
À lire aussi

Déchets : le groupe ghanéen Jospong reçu par le ministre Nguema Mba
Le ministre de l'Intérieur, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation de Jospong International Business, groupe ghanéen spécialisé dans la gestion des déchets. L'audience intervient alors que plusieurs villes gabonaises, à commencer par Libreville, cherchent des solutions durables à leurs points noirs d'ordures.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, accompagné de la Première dame Zita Oligui Nguema, s'est rendu ce mardi en Côte d'Ivoire. Il y prend part aux commémorations du 66e anniversaire de l'indépendance ivoirienne, proclamée le 7 août 1960. Ce déplacement s'inscrit dans une séquence de rapprochements diplomatiques entre Libreville et les grandes capitales africaines.
À la uneLe Chef de l'État veut des campus universitaires modernisés
Le Chef de l'État a réaffirmé son engagement en faveur de campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales du Gabon. Une annonce qui touche directement les dizaines de milliers d'étudiants confrontés, chaque rentrée, à des amphithéâtres saturés et des équipements vieillissants.