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Société

Port-Gentil s'attaque au trafic de drogue chez les jeunes

Une séance de sensibilisation a réuni services sociaux et une organisation internationale pour endiguer la consommation de stupéfiants dans la capitale pétrolière.

À Port-Gentil, le Service provincial de la famille de l'Ogooué-Maritime a uni ses forces à une organisation spécialisée dans la lutte anti-drogue pour organiser une séance de sensibilisation. Un signal, modeste mais réel, envoyé à une jeunesse de plus en plus exposée aux stupéfiants dans cette ville portuaire tournée vers l'industrie pétrolière.

Jeunes participants assis dans une salle lors d'une séance de sensibilisation contre la drogue à Port-Gentil
Une séance de sensibilisation organisée à Port-Gentil autour des dangers de la drogue.

Il n'y a pas de statistique officielle brandie, pas de chiffre choc à retenir. Mais il y a une initiative, et elle mérite qu'on s'y arrête : le Service provincial de la famille de l'Ogooué-Maritime vient d'organiser à Port-Gentil une séance de sensibilisation sur les dangers de la drogue, en partenariat avec la Direction Afrique Anti-Drogue de la Conacce Chaplains Global Corporation, une structure internationale engagée sur ces questions.

Une ville portuaire, une jeunesse exposée

Port-Gentil concentre à la fois l'activité pétrolière du pays et une forte population jeune, souvent en quête d'emploi dans un tissu économique dominé par les industries extractives. Ce cocktail — désœuvrement, argent qui circule autour des chantiers et du port, proximité maritime facilitant certains trafics — nourrit depuis des années les inquiétudes des familles et des travailleurs sociaux locaux.

Selon nos informations, la séance organisée récemment visait justement ce public : des jeunes exposés, parfois sans le savoir, à des substances dont la consommation progresse discrètement dans certains quartiers de la capitale économique.

Ce que fait la Conacce Chaplains Global Corporation

La Conacce Chaplains Global Corporation se présente comme une organisation active dans plusieurs pays africains, avec une Direction Afrique Anti-Drogue dédiée spécifiquement à la prévention et à l'accompagnement des populations touchées par les stupéfiants. Son intervention à Port-Gentil illustre une tendance de fond : les administrations gabonaises s'ouvrent de plus en plus à des partenariats avec des acteurs internationaux pour compléter leurs propres moyens, souvent limités face à l'ampleur du phénomène.

Cette coopération n'est pas anodine. Elle traduit une volonté de sortir du seul registre répressif — habituellement porté par les forces de sécurité — pour investir le terrain social et préventif, celui de l'écoute, de l'information et de l'accompagnement des familles.

Un enjeu qui dépasse Port-Gentil

La lutte contre la drogue ne se joue pas uniquement dans les commissariats. Elle se joue aussi dans les foyers, les écoles, les associations de quartier — c'est précisément le terrain qu'occupe le Service provincial de la famille, structure décentralisée censée relayer localement les politiques sociales de l'État.

À ce stade, aucune donnée chiffrée n'a été communiquée sur l'ampleur réelle de la consommation à Port-Gentil, ni sur les résultats attendus de cette action. La prudence s'impose donc sur l'évaluation de son impact. Ce qui est acquis, en revanche, c'est le principe même de cette mobilisation conjointe, qui pourrait servir de modèle si elle se répète dans d'autres provinces confrontées aux mêmes défis.

Et pour les familles de Port-Gentil ?

Pour les parents et les éducateurs de la ville, ce type d'initiative offre un point de contact concret : un lieu où poser des questions, comprendre les signaux d'alerte chez un adolescent, savoir où orienter une famille en difficulté. C'est peu, mesuré à l'échelle d'un problème national. C'est déjà beaucoup pour ceux qui, jusqu'ici, se sentaient seuls face à la question.

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