Décentralisation : Akiéni accueille en août le forum Lékoni-Lékori
La 3e édition de ce rendez-vous consacré à l'autonomisation des territoires se tiendra finalement du 6 au 8 août 2026 dans le Haut-Ogooué.
Le forum Lékoni-Lékori change de date mais pas d'ambition. Prévue initialement fin juillet, sa troisième édition se déroulera du 6 au 8 août 2026 à Akiéni, dans le Haut-Ogooué, autour d'un thème qui parle directement au quotidien des provinces gabonaises : la décentralisation et l'autonomisation des populations locales.

Trois jours pour repenser qui décide du développement d'un territoire, et surtout comment. C'est l'enjeu affiché de la 3e édition du forum Lékoni-Lékori, qui se tiendra du 6 au 8 août 2026 à Akiéni, une commune du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays. L'événement, initialement calé du 27 au 29 juillet, a été repoussé de quelques jours par les organisateurs, selon nos informations.
Un thème qui touche au portefeuille des communes
Le fil rouge de cette édition, « Décentralisation et autonomisation des populations locales », n'est pas un slogan abstrait. Décentraliser, c'est transférer des compétences — et souvent des moyens financiers — de l'État central vers les provinces, les départements et les communes. Concrètement, cela signifie que des décisions sur l'école, la voirie ou l'appui aux petites entreprises locales pourraient être prises plus près du terrain, à Akiéni ou à Lékoni, plutôt qu'à Libreville.
Pour une province comme le Haut-Ogooué, où l'activité minière structure une partie de l'économie locale, la question n'est pas théorique. Elle touche à la capacité des communautés à capter une part de la richesse produite chez elles et à financer leurs propres priorités.
Favoriser l'initiative plutôt que l'attente
Selon les organisateurs, le forum veut renforcer la participation des populations locales aux choix qui concernent leur territoire, mais aussi encourager les initiatives communautaires et entrepreneuriales. Autrement dit : moins de logique d'assistance, plus de logique de projets portés directement par les habitants.
Cette approche s'inscrit dans un mouvement plus large observé dans plusieurs pays africains, où la décentralisation est présentée comme un levier pour faire émerger de petites économies locales — coopératives agricoles, artisanat, transformation de produits — capables de créer des revenus sans dépendre uniquement des grands projets industriels ou des transferts budgétaires de l'État.
Une troisième édition qui capitalise sur les précédentes
Ce rendez-vous n'est pas une première. Il s'appuie sur deux éditions précédentes présentées par les organisateurs comme des succès, sans que le détail de leurs retombées concrètes n'ait été précisé à ce stade. Cette continuité suggère néanmoins une volonté de faire du forum un rendez-vous annuel structurant pour le Haut-Ogooué, plutôt qu'un événement isolé.
Ce qu'il faut suivre maintenant
Reste à voir ce que cette édition produira concrètement : des engagements chiffrés, des projets pilotes, ou simplement des échanges d'expérience entre élus locaux et populations. Le calendrier resserré, du 6 au 8 août, laisse peu de place à l'improvisation pour les organisateurs comme pour les participants venus d'Akiéni et des localités voisines.
Pour les Gabonais qui suivent le débat sur la décentralisation, cette rencontre offre un test grandeur réelle : vérifier si les discours sur l'autonomisation des territoires se traduisent, sur le terrain, par des marges de manœuvre réellement nouvelles pour les communes du Haut-Ogooué.
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