Loop
Économie

À Mindoubé, le maire de Libreville prend le pouls des commerçants

Eugène M'ba a visité le marché municipal du 5e arrondissement pour recenser les difficultés logistiques des vendeurs.

Le maire de Libreville, Eugène M'ba, s'est rendu mercredi au marché André Camille Nzong, à Mindoubé. Une tournée de terrain destinée à écouter les commerçants et à identifier les obstacles qui freinent leur activité quotidienne. Un exercice de proximité qui en dit long sur le poids économique, souvent invisible, de ces places marchandes dans la capitale.

Marché municipal animé avec des étals de commerçants à Libreville
Le marché André Camille Nzong, à Mindoubé, dans le 5e arrondissement de Libreville.

Une tournée de proximité dans le 5e arrondissement

Le premier édile de Libreville a fait le déplacement, accompagné, jusqu'au marché municipal André Camille Nzong, cœur commerçant du quartier de Mindoubé. Selon nos informations, l'accueil des commerçantes et commerçants a été chaleureux, signe que la visite répondait à une attente réelle du terrain.

Au fil des échanges, le maire a recensé les doléances logistiques exprimées par les marchands : des préoccupations qui touchent, comme dans la plupart des marchés populaires de la capitale, à l'organisation des espaces de vente, à l'accès au site ou aux conditions de stockage. Rien d'anecdotique : ce sont ces détails du quotidien qui déterminent si un étal reste rentable ou périclite.

Ce que pèsent vraiment les marchés dans l'économie urbaine

Un marché comme celui de Mindoubé n'est pas qu'un lieu de ravitaillement de quartier. C'est un maillon de l'économie informelle, celle qui fait vivre chaque jour des milliers de familles à Libreville sans jamais apparaître dans les statistiques officielles de croissance. Améliorer la logistique d'un marché — c'est-à-dire faciliter l'accès, la circulation des marchandises ou la conservation des produits — revient souvent à augmenter directement le revenu de ceux qui y travaillent.

C'est précisément l'angle que semble avoir pris cette visite : tracer des perspectives concrètes plutôt que de se limiter à une prise de contact protocolaire. La mairie s'inscrit ainsi dans une logique de gestion de proximité, où l'élu va chercher l'information à la source plutôt que d'attendre les remontées administratives.

Et maintenant, quelles suites ?

La visite a permis d'identifier des besoins ; reste à savoir quelles mesures concrètes en découleront et selon quel calendrier. Aucun chiffrage ni échéancier n'a été communiqué à ce stade. Pour les commerçants de Mindoubé, l'enjeu réel se mesurera dans les prochaines semaines : verra-t-on des travaux, un réaménagement, ou simplement un dialogue qui s'arrête là ? C'est cette suite qui donnera tout son sens à la démarche engagée.

À lire aussi