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Société

Syndrome néphrotique : le CHUL alerte sur cette maladie rénale silencieuse

Détectée tôt, cette pathologie des reins se soigne bien ; négligée, elle peut évoluer vers une insuffisance rénale chronique.

Le Centre hospitalier universitaire de Libreville a profité d'une nouvelle campagne de sensibilisation, le 15 juillet 2026, pour expliquer le syndrome néphrotique, une atteinte des reins qui touche aussi bien les enfants que les adultes. Selon le néphrologue à l'origine de cette alerte, tout se joue sur la rapidité du diagnostic : pris à temps, le mal se traite ; ignoré, il peut mener à une insuffisance rénale chronique.

Médecin expliquant le fonctionnement des reins à un patient dans un hôpital
Le CHUL multiplie les campagnes de sensibilisation sur les maladies rénales.

Quand le filtre du corps se dérègle

Les reins fonctionnent comme un filtre permanent qui débarrasse le sang de ses déchets tout en retenant les éléments utiles, notamment les protéines. Dans le syndrome néphrotique, ce filtre s'abîme et laisse fuir une quantité anormale de protéines dans les urines.

Conséquence visible : des œdèmes, ces gonflements caractéristiques du visage, des jambes ou de l'abdomen, qui poussent souvent les patients à consulter. Une urine anormalement mousseuse peut aussi être un signal d'alerte, selon les explications relayées par le CHUL.

Pourquoi la précocité du diagnostic change tout

Selon le Dr Arthur Kanganga Ekomy, néphrologue au CHUL, une prise en charge précoce est déterminante. Sans elle, le syndrome néphrotique peut évoluer vers une insuffisance rénale chronique, une pathologie lourde qui impose au patient dialyse ou transplantation.

Ces deux options restent rares et coûteuses au Gabon, ce qui rend la prévention et le repérage rapide des symptômes d'autant plus stratégiques pour le système de santé national.

Ce que cette alerte change concrètement

En insistant sur les signes d'alerte, le CHUL cherche avant tout à raccourcir le délai entre les premiers symptômes et la première consultation. Un diagnostic posé tôt permet, dans de nombreux cas, de contrôler la maladie avant qu'elle n'endommage durablement les reins.

Pour les familles gabonaises, le message est simple : des jambes qui gonflent sans raison ou des urines inhabituellement mousseuses ne doivent pas être négligées, surtout chez un enfant. Une consultation rapide reste, à ce jour, le meilleur levier pour éviter le passage vers une insuffisance rénale chronique.

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