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Politique

Ogooué-Ivindo : la jeunesse pense l'avenir de sa province

À Libreville, un café politique a réuni samedi la jeunesse originaire de l'Ogooué-Ivindo autour des enjeux de développement de leur province.

Samedi à Libreville, des jeunes originaires de l'Ogooué-Ivindo se sont retrouvés pour un café politique consacré aux perspectives économiques et sociales de leur province. Placée sous le parrainage du ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, natif de la région, la rencontre a réuni personnalités politiques, experts et représentants de la société civile.

Jeunes participants assis dans une salle lors d'un café politique à Libreville consacré à l'Ogooué-Ivindo
Le café politique consacré à l'Ogooué-Ivindo a réuni jeunes, experts et personnalités politiques à Libreville.

Un rendez-vous pensé pour et par la jeunesse

Le thème retenu donnait le ton : « L'Ogooué-Ivindo en plein essor : enjeux et perspectives pour la jeunesse en Vème République ». Derrière cette formule, une ambition simple, formuler ce que le développement régional signifie concrètement pour une génération qui a grandi loin des grands chantiers de Libreville ou de Port-Gentil.

Selon nos informations, l'événement a mobilisé des personnalités politiques, des experts sectoriels et des leaders de la société civile, tous invités à croiser leurs regards sur une province encore perçue comme périphérique dans les circuits économiques nationaux, malgré ses ressources forestières et minières.

Une province à la croisée des attentes

L'Ogooué-Ivindo, avec Makokou pour chef-lieu, reste l'une des régions les moins densément peuplées du pays. Elle abrite pourtant des atouts réels, le parc national de l'Ivindo, des gisements de fer encore peu exploités, une agriculture vivrière qui pourrait irriguer davantage les marchés urbains. Le pari du café politique était de faire dialoguer ces potentialités avec les attentes très concrètes d'une jeunesse en quête d'emploi, de formation et d'infrastructures.

Le choix du parrainage ministériel n'est pas neutre : il inscrit cette initiative locale dans un cadre institutionnel, sans pour autant que l'événement se substitue à une politique publique formalisée. Aucune annonce budgétaire ni calendrier de projet n'a pour l'instant été rendu public à l'issue de la rencontre.

Ce que cela change, pour l'instant

Ce type de rencontre a d'abord une valeur de diagnostic partagé, il fait remonter les priorités d'une jeunesse provinciale vers les décideurs présents ce jour-là. Reste à savoir si ces échanges se traduiront par des mesures concrètes, routes, formations professionnelles, soutien à la transformation agricole, ou si elles resteront de l'ordre de l'intention.

Pour les habitants de l'Ogooué-Ivindo, la vraie question n'est pas de savoir si l'on a parlé de développement samedi à Libreville, mais si ces mots trouveront un prolongement sur le terrain, à Makokou, Booué ou Ovan, dans les mois qui viennent.

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