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Made in Gabon à Paris : les entrepreneurs gabonais sur le devant de la scène

Le chef de l'État a visité un village d'exposition consacré au savoir-faire gabonais, en marge de sa rencontre avec la diaspora à Paris.

En marge de sa visite à Paris, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a arpenté mardi un village d'exposition dédié aux produits Made in Gabon, animé par des entrepreneurs gabonais installés en France. Un geste qui pose une question concrète : que peut réellement apporter la diaspora économique au pays ?

Stand présentant des produits artisanaux gabonais lors d'une exposition à Paris
Le village d'exposition Made in Gabon réunissait des entrepreneurs de la diaspora installés en France.

Un stand de café de Ndjolé, une gamme de cosmétiques à base d'huile de karité, des tissus wax revisités : c'est ce type de vitrine que le président de la République a découvert mardi à Paris, accompagné de la Première dame Zita Oligui Nguema. Selon un communiqué de la présidence, cette visite s'est tenue en prélude à une rencontre avec la diaspora gabonaise, temps fort classique des déplacements présidentiels à l'étranger.

Une diaspora entrepreneuriale à valoriser

Le village d'exposition était porté par des entrepreneurs gabonais établis en France, qui y présentaient des produits estampillés Made in Gabon. La démarche vise à mettre en avant le savoir-faire national et l'esprit d'entreprise de ressortissants gabonais évoluant hors du pays, selon les mêmes sources.

Ce type d'initiative n'est pas anodin sur le plan économique. La diaspora gabonaise, dispersée notamment en France, constitue un réseau de compétences, de capitaux et de contacts commerciaux que plusieurs pays africains cherchent aujourd'hui à mobiliser plus systématiquement, que ce soit via des transferts financiers, des investissements directs ou des partenariats commerciaux avec des filières locales.

Ce que cela peut changer, concrètement

Pour l'instant, l'événement relève surtout du symbole : une visite protocolaire, sans annonce chiffrée de financement ou de dispositif d'accompagnement à ce stade. Mais ce genre de rencontre a souvent valeur de test : elle permet aux pouvoirs publics d'identifier des porteurs de projets susceptibles d'être appuyés à travers des dispositifs existants d'aide à l'export ou à l'investissement.

Reste la question du suivi. Une exposition ne fait pas une politique économique : sans mécanisme concret de mise en relation entre ces entrepreneurs et les filières gabonaises, l'effet resterait limité à la vitrine parisienne. Les prochaines semaines diront si cette visite s'accompagne d'initiatives structurantes, ou si elle demeure un rendez-vous protocolaire parmi d'autres lors des déplacements présidentiels.

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