Libreville inaugure son mur du Souvenir au pont de Gué-Gué
Un monument mémoriel a été dévoilé lundi dans le 1er arrondissement, en présence des autorités gabonaises et françaises.
La commune de Libreville a inauguré, lundi, un mur du Souvenir au pont de Gué-Gué, dans le 1er arrondissement de la capitale. La cérémonie a réuni le maire Eugène M'ba, la ministre d'État chargée de la Défense nationale Brigitte Onkanowa, l'ambassadeur de France au Gabon et plusieurs membres du gouvernement. Un geste symbolique qui vient clore, selon la mairie, un projet porté depuis plusieurs mois.

Une cérémonie sous haute présence officielle
Le pont de Gué-Gué n'est pas un site anodin à Libreville : il marque l'entrée du 1er arrondissement et voit passer, chaque jour, des milliers d'habitants entre le centre-ville et les quartiers nord. C'est là, lundi, que le maire Eugène M'ba a présidé l'inauguration du mur du Souvenir, entouré d'un aréopage inhabituel pour une cérémonie municipale.
À ses côtés : la ministre d'État, ministre de la Défense nationale Brigitte Onkanowa, l'ambassadeur de France au Gabon, des membres du gouvernement ainsi que des autorités militaires gabonaises et françaises. Une configuration qui, à elle seule, en dit long sur la dimension du projet : ce n'est pas qu'une affaire de voirie ou d'urbanisme, c'est un geste chargé de sens diplomatique et mémoriel.
Un symbole, encore à préciser dans sa portée
Dans son allocution, rapportée par un communiqué de la mairie, le maire de Libreville a salué l'aboutissement d'un projet mené sur plusieurs mois. Le communiqué ne détaille pas, à ce stade, l'ensemble des personnes ou des événements que ce mur entend honorer — une précision que nous n'inventerons pas et que nous vérifierons dans les prochains jours.
Ce qui est acquis, en revanche, c'est la nature bilatérale de la cérémonie. La présence conjointe de responsables militaires gabonais et français suggère un ancrage dans l'histoire commune des deux pays, marquée depuis des décennies par une coopération de défense étroite. Le choix du site, à un carrefour stratégique de Libreville, renforce l'idée d'un monument pensé pour être vu et traversé au quotidien, plutôt que relégué dans un espace confidentiel.
Ce que ça change pour les Librevillois
Au-delà du symbole, un mur du Souvenir installé à un carrefour aussi fréquenté transforme un lieu de passage en lieu de mémoire visible. C'est une manière, pour la municipalité, d'ancrer physiquement dans l'espace public un pan de l'histoire gabonaise — une démarche qui s'inscrit dans une tendance plus large des villes africaines à réinvestir leurs infrastructures urbaines d'une charge symbolique.
Pour les habitants du 1er arrondissement, cela signifie surtout un nouveau repère dans le paysage quotidien du pont de Gué-Gué, désormais associé à autre chose qu'aux embouteillages de l'heure de pointe. Reste à voir si la mairie accompagnera ce monument d'un programme pédagogique ou commémoratif — une question qui déterminera si ce mur restera un décor ou deviendra un véritable lieu de mémoire vivant pour la capitale.
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