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Les maires gabonais préparent leur rendez-vous annuel à Franceville

L'Association des maires du Gabon a lancé les préparatifs de son assemblée générale de septembre, consacrée à la décentralisation.

Le bureau exécutif de l'Association des maires du Gabon s'est réuni ce mercredi à l'hôtel de ville de Libreville pour caler les grandes lignes de son assemblée générale annuelle. Rendez-vous est pris à Franceville, entre le 20 et le 30 septembre, autour d'un thème qui dit beaucoup de l'époque : bâtir des communes fortes à l'heure de la Cinquième République.

Bâtiment de l'hôtel de ville de Libreville, siège de la réunion préparatoire de l'Association des maires du Gabon
Le bureau exécutif de l'Association des maires du Gabon s'est réuni à l'hôtel de ville de Libreville pour préparer l'assemblée générale de septembre.

Une réunion extraordinaire pour cadrer l'agenda

C'est dans les murs de la mairie de Libreville que s'est tenue cette séance de travail, présidée par le maire de la capitale, Eugène Mba. L'objectif : verrouiller le calendrier et le contenu de l'assemblée générale annuelle de l'Association des maires du Gabon (AMG), qui rassemble les édiles des 52 communes du pays.

Selon nos informations, les assises se tiendront à Franceville, dans le Haut-Ogooué, entre le 20 et le 30 septembre, sous réserve de confirmation définitive. Le choix de cette ville du sud-est, loin du duo habituel Libreville-Port-Gentil, s'inscrit dans une logique déjà connue de l'AMG : faire tourner ses grands rendez-vous à travers le territoire pour donner de la visibilité aux enjeux locaux hors de la capitale.

Un thème qui pose la question des moyens

Le bureau exécutif a arrêté l'intitulé des travaux : Une décentralisation pour une meilleure gestion urbaine, bâtir des communes fortes à l'heure de la Vᵉ République. Formulé ainsi, le thème renvoie directement au chantier institutionnel en cours depuis l'adoption de la nouvelle Constitution, qui a redessiné l'architecture des pouvoirs locaux.

Pour les maires, la question n'est pas seulement symbolique. Une commune ne devient pas plus autonome par décret : elle a besoin de ressources fiscales propres, de personnel formé et de compétences transférées avec les budgets qui vont avec. C'est précisément ce que l'AMG entend mettre sur la table à Franceville, dans un contexte où les collectivités locales gabonaises réclament de longue date davantage de moyens pour financer voirie, éclairage public, marchés ou état civil.

Ce que cela peut changer concrètement

Si l'assemblée générale confirme son calendrier, elle réunira l'ensemble des maires gabonais autour d'un même diagnostic : celui d'une décentralisation encore largement à construire. Les conclusions des travaux pourraient nourrir les discussions avec l'exécutif sur la répartition des compétences et des dotations budgétaires entre l'État et les communes.

Pour l'habitant de Libreville, Franceville ou Oyem, l'enjeu se mesure à des choses simples : une mairie mieux financée est une mairie capable d'entretenir une route, de payer ses agents à temps ou de faire fonctionner un état civil sans file d'attente interminable. L'AMG en fera-t-elle un plan d'action concret plutôt qu'une déclaration de principe ? Réponse attendue en septembre, à Franceville.

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