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Société

Le Gabon valide sa nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité

Le pays aligne sa feuille de route environnementale sur l'accord mondial de Kunming-Montréal.

Le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement et du Climat, Maurice Ntossui Allogho, a pris part à la validation d'une nouvelle stratégie nationale sur la biodiversité. Ce document doit traduire, à l'échelle du Gabon, les engagements pris dans le cadre mondial de Kunming-Montréal, l'accord international censé stopper l'érosion de la nature d'ici 2030.

Forêt tropicale dense du Gabon vue du ciel
Le Gabon, couvert à plus de 85 % par la forêt, ajuste sa politique nationale de biodiversité sur les objectifs mondiaux de 2030.

Un texte qui doit traduire un accord mondial en politique gabonaise

Adopté en décembre 2022 lors de la COP15 de la biodiversité, le cadre de Kunming-Montréal fixe une série d'objectifs communs à près de 190 pays : protéger 30 % des terres et des mers du globe d'ici 2030, restaurer les écosystèmes dégradés et mobiliser des financements pour la nature. Chaque État signataire doit décliner ces engagements dans une stratégie nationale, actualisée périodiquement.

C'est cette mise à jour que le Gabon vient de valider, sous la houlette du ministère des Eaux et Forêts, de l'Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune. Le pays, couvert à plus de 85 % par la forêt et hébergeur d'un tiers du carbone stocké dans les forêts du bassin du Congo, occupe une position particulière dans ces négociations internationales : il est régulièrement cité comme un des rares pays au bilan carbone forestier positif.

Ce que la validation change, concrètement

Selon les informations disponibles, la rencontre a permis d'acter le contenu de cette stratégie révisée, sans que le détail des mesures opérationnelles n'ait encore été rendu public. Reste à savoir quels indicateurs de suivi seront retenus, quelles zones prioritaires seront ciblées pour la restauration, et comment ce document s'articulera avec les plans déjà existants sur les aires protégées ou la gestion de la faune.

Pour les Gabonais, l'enjeu dépasse la seule diplomatie environnementale. Une stratégie biodiversité bien calibrée conditionne l'accès à certains financements climatiques internationaux, influence les règles d'exploitation forestière et agricole, et pèse sur la gestion quotidienne des conflits entre populations et faune sauvage, un sujet sensible dans plusieurs provinces.

Une déclinaison attendue dans les prochains mois

La validation ministérielle constitue une étape, pas un aboutissement. La mise en œuvre effective — textes réglementaires, budgets alloués, mécanismes de suivi — reste à préciser. Les prochaines communications du ministère devraient permettre de mesurer l'ambition réelle de ce texte et son calendrier de déploiement sur le terrain.

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