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Société

La SETRAG ouvre les rails aux petits d'Owendo

Des élèves de maternelle plongés dans l'univers du train pour découvrir les métiers du rail.

Casques, gares, aiguillages : le temps d'une visite, les élèves des Grandes Sections A et B de l'École Publique Conventionnée d'Owendo ont troublé leur salle de classe pour l'univers ferroviaire. La SETRAG, qui exploite le Transgabonais, leur a ouvert ses portes pour une initiation aux métiers du rail et aux règles de sécurité.

Groupe d'enfants de maternelle visitant les installations ferroviaires de la SETRAG à Owendo.
Les élèves des Grandes Sections A et B de l'École Publique Conventionnée d'Owendo lors de leur visite des installations de la SETRAG.

Le quotidien d'une classe de maternelle bousculé par le sifflet d'un train : voilà le pitch de cette matinée pas comme les autres pour les Grandes Sections A et B de l'École Publique Conventionnée d'Owendo. Direction l'univers de la SETRAG, la société qui fait rouler le Transgabonais entre Libreville et Franceville, pour une immersion pensée comme une porte d'entrée vers des métiers souvent méconnus des plus jeunes.

Un rail, plusieurs métiers

Derrière la locomotive qui tracte le minerai de manganèse ou les voyageurs, il y a une chaîne de métiers rarement visible du grand public : conducteurs, agents de maintenance, contrôleurs d'aiguillages, personnels de sécurité. C'est cette diversité que la SETRAG a choisi de dévoiler aux enfants, dans une logique d'ouverture sur son environnement plutôt que de simple visite protocolaire.

Pour une entreprise dont l'activité reste structurante pour l'économie gabonaise — le transport ferroviaire de marchandises et de passagers irrigue tout un pan de la logistique nationale — ce type d'initiative dépasse la communication institutionnelle. Elle installe, très tôt, l'idée que le rail est aussi un terrain d'emplois accessible.

La sécurité, en filigrane de la visite

Au programme également : une sensibilisation à la sécurité ferroviaire, volet qui prend tout son sens dans un pays où les traversées de voies restent un point de vigilance récurrent près des zones habitées comme Owendo. Initier les plus jeunes aux bons comportements à proximité des rails, c'est aussi un investissement discret mais concret dans la prévention des accidents.

L'école maternelle n'est pas un choix anodin : c'est l'âge où les représentations se forment. Une visite guidée, même courte, peut ancrer durablement des réflexes de prudence — regarder, écouter, ne jamais s'approcher d'une voie sans un adulte — bien avant que ces enfants ne croisent un passage à niveau seuls.

Ce que ça change, à petite échelle

L'opération reste modeste dans son ampleur — deux classes, une matinée — mais elle s'inscrit dans une tendance plus large des entreprises gabonaises à ouvrir leurs sites aux écoles environnantes. Pour les familles d'Owendo, c'est une manière concrète de rapprocher un acteur économique majeur de son tissu social local, plutôt que de le laisser à distance derrière ses grilles.

Reste que l'ambition affichée — sensibiliser et éveiller des vocations — ne se mesurera que sur la durée. Une génération de futurs conducteurs ou agents de maintenance ne se construit pas en une matinée, mais ce type de contact précoce avec le monde professionnel fait partie des briques, aussi petites soient-elles, d'une orientation scolaire mieux informée.

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