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La Côte d'Ivoire forme ses futurs experts en cybersécurité

Abidjan lance un Master dédié à la cybersécurité pour combler un déficit criant de compétences numériques en Afrique de l'Ouest.

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information et une école d'ingénieurs abidjanaise ont validé les maquettes pédagogiques d'un nouveau Master en cybersécurité. Une réponse concrète à la pénurie de spécialistes qui touche tout le continent, alors que les cyberattaques contre administrations et entreprises se multiplient.

Écrans d'ordinateur affichant du code informatique et des données de sécurité réseau
La formation vise à répondre à la pénurie d'experts en sécurité informatique observée en Afrique de l'Ouest.

Un atelier tenu mercredi à Abidjan a réuni les experts du secteur pour finaliser le contenu d'une formation attendue depuis plusieurs années. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI ivoirienne) et l'École supérieure africaine des technologies de l'information et de la communication (ESATIC) portent ce projet conjoint.

Un métier en pénurie chronique

La cybersécurité, c'est l'ensemble des techniques qui protègent ordinateurs, réseaux et données contre les intrusions, les vols d'informations ou les paralysies de systèmes. Un secteur où la demande de professionnels dépasse largement l'offre en Afrique subsaharienne, alors que les administrations publiques, les banques et les opérateurs télécoms numérisent à marche forcée leurs services.

L'objectif affiché de l'atelier était de garantir une adéquation entre le contenu des cours et les besoins réels du marché du travail. Concrètement, cela signifie des modules pensés avec les praticiens eux-mêmes, plutôt qu'un programme théorique déconnecté des attaques informatiques que subissent réellement les institutions ivoiriennes.

Ce que ça dit de la trajectoire régionale

Cette initiative ivoirienne s'inscrit dans une dynamique plus large sur le continent, où plusieurs pays cherchent à structurer une filière de formation locale plutôt que de dépendre d'expertises importées, souvent coûteuses. Pour le Gabon, confronté comme ses voisins à la modernisation de son administration numérique et à la sécurisation de ses infrastructures critiques, l'expérience ivoirienne illustre une voie possible : celle d'un partenariat entre une agence de sécurité informatique et un établissement d'enseignement supérieur pour bâtir une expertise nationale durable.

Aucun calendrier précis de lancement des cours n'a pour l'instant été communiqué. La validation des maquettes pédagogiques constitue une étape préparatoire, avant l'ouverture effective du Master aux futurs étudiants.

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