La BEAC rejoint le PAPSS : des paiements africains plus rapides pour le Gabon
La banque centrale d'Afrique centrale se connecte à la plateforme panafricaine de règlement, promesse de transactions moins chères entre les six pays de la CEMAC et le reste du continent.
La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a annoncé son adhésion au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Objectif : rendre les transferts entre pays africains plus rapides et moins coûteux. Voici ce que cela peut changer, concrètement, pour le Gabon et la région.

Ce qui vient d'être annoncé
La BEAC, banque centrale commune aux six pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), a annoncé son adhésion au PAPSS, une plateforme continentale de paiement et de règlement.
Concrètement, cette adhésion vise à connecter davantage la zone franc d'Afrique centrale au reste du continent, en fluidifiant les transactions transfrontalières.
Selon nos informations, il s'agit à ce stade d'une annonce officielle ; les modalités techniques et le calendrier de déploiement restent à préciser.
Le PAPSS, c'est quoi exactement ?
Le PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System) est une infrastructure de paiement portée à l'échelle africaine. Son idée maîtresse est simple : permettre à deux pays africains d'échanger de l'argent directement dans leurs monnaies locales, sans passer par une devise tierce comme le dollar ou l'euro.
Aujourd'hui, un paiement entre deux pays africains transite souvent par des banques situées hors du continent. Résultat : des délais plus longs, des frais de conversion et une dépendance à des devises étrangères.
En reliant directement les banques centrales et les établissements bancaires, le système ambitionne de réduire ces coûts et de raccourcir les délais de règlement.
Ce que ça peut changer pour le Gabon
Pour un importateur de Libreville ou une entreprise de Port-Gentil qui commerce avec le Nigeria, le Ghana ou le Kenya, l'enjeu est concret : payer un fournisseur africain plus vite et à moindre coût.
L'intégration financière est aussi un levier pour le commerce intra-africain, encore modeste comparé aux échanges avec le reste du monde. Des paiements plus simples peuvent encourager les PME à chercher des partenaires sur le continent.
À terme, ce type d'infrastructure s'inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont l'un des freins reconnus reste la lourdeur des paiements transfrontaliers.
À suivre : la mise en œuvre
Une annonce d'adhésion marque un point de départ, pas une transformation immédiate. Le vrai test viendra du déploiement opérationnel : quelles banques commerciales seront raccordées, à quel rythme, et pour quels volumes.
Ce qu'il faut retenir : la BEAC affiche une volonté d'intégration continentale qui, si elle se concrétise, pourrait bénéficier aux entreprises et aux particuliers de la CEMAC. Loop suivra les prochaines étapes techniques et les premiers chiffres d'utilisation.
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