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Société

L'AGASA lance une campagne pour remettre l'alimentation gabonaise sur de bons rails

Baptisée « Vivre sainement chez nous », l'initiative veut pousser les Gabonais vers une alimentation plus saine.

L'Agence de sécurité sanitaire (AGASA) a annoncé ce jeudi le lancement d'une nouvelle campagne de sensibilisation à l'alimentation saine. Intitulée « Vivre sainement chez nous », l'initiative cible les habitudes alimentaires du quotidien, un sujet longtemps resté secondaire dans les politiques de santé publique au Gabon.

Étal de fruits et légumes frais sur un marché local au Gabon
L'AGASA veut encourager de meilleures habitudes alimentaires dans les foyers gabonais.

Une campagne, un nom, un objectif encore flou

L'annonce est passée par un simple communiqué publié sur la page Facebook de l'agence, ce jeudi 16 juillet. L'AGASA y présente « Vivre sainement chez nous » comme une initiative destinée à encourager une alimentation plus saine chez les ménages gabonais. Le détail des actions concrètes — ateliers, contrôles, partenariats avec les marchés ou les cantines scolaires — n'a pas encore été précisé publiquement.

Cette prudence n'est pas anodine : au Gabon comme ailleurs en Afrique centrale, les autorités sanitaires font face depuis plusieurs années à une montée des maladies liées aux modes de vie, du diabète à l'hypertension, souvent associées à l'évolution des habitudes alimentaires urbaines. Sans disposer de chiffres officiels détaillés dans ce communiqué, la démarche s'inscrit dans cette logique de prévention plutôt que de soin curatif, généralement moins coûteuse pour le système de santé sur le long terme.

Pourquoi ça compte pour les foyers gabonais

Une campagne de sensibilisation, même modeste dans sa communication initiale, a le mérite de remettre l'assiette au cœur du débat public. Pour beaucoup de familles à Libreville, Port-Gentil ou Franceville, le choix alimentaire reste dicté par le prix et la disponibilité plus que par des repères nutritionnels clairs. Si l'AGASA parvient à traduire son intention en outils concrets — étiquetage, information dans les marchés, éducation dans les écoles — l'impact pourrait se mesurer dans les foyers, pas seulement dans les statistiques.

Reste à voir comment l'agence déploiera cette campagne dans les prochaines semaines. Les précisions attendues sur le calendrier, les publics visés et les partenaires associés permettront de juger de l'ambition réelle de « Vivre sainement chez nous », au-delà de l'annonce.

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