Huiles contrefaites au Gabon : une députée réclame la vérité
Face à un scandale qui inquiète les consommateurs, une élue appelle à des explications claires et à des réformes du contrôle qualité.
Le scandale des huiles alimentaires contrefaites continue d'agiter l'opinion au Gabon. Interrogée sur cette affaire, la députée Justine Judith Lekogo estime que les Gabonais ont droit à la vérité et que les autorités doivent en tirer des réformes profondes. Un dossier qui pose, une fois de plus, la question du contrôle des produits qui arrivent dans les cuisines du pays.

Un produit du quotidien, un risque mal mesuré
L'huile alimentaire fait partie de ces produits que l'on achète sans y penser, au marché ou en supermarché. C'est justement cette banalité qui rend le scandale des huiles contrefaites préoccupant : un produit consommé quotidiennement par des millions de foyers gabonais échappe, selon les alertes actuelles, à une partie des contrôles censés garantir sa qualité.
Le Gabon importe l'essentiel de son huile de consommation, comme la plupart des pays de la sous-région qui ne disposent pas d'une production locale suffisante. Cette dépendance aux importations crée, mécaniquement, des points de vulnérabilité : circuits de distribution multiples, contrôles aux frontières, vérification de la conformité des étiquetages et des compositions. C'est précisément dans ces interstices que la contrefaçon prospère.
Ce que réclame la députée
Dans une prise de parole publique, la députée Justine Judith Lekogo a été claire : « Les Gabonais ont droit à la vérité. » Pour elle, cette affaire ne doit pas se refermer sans explications ni suite concrète. Elle appelle à des réformes profondes, sans toutefois détailler à ce stade un calendrier ou des mesures précises.
Cette demande s'inscrit dans un mouvement plus large : celui d'une exigence de transparence sur la sécurité des produits alimentaires vendus au Gabon. Aucune donnée chiffrée sur l'ampleur du phénomène — nombre de produits concernés, marques visées, quantités saisies — n'a pour l'heure été rendue publique de façon consolidée. La prudence reste donc de mise sur l'étendue réelle du scandale.
Ce que cela change pour les consommateurs
Pour le consommateur gabonais, l'enjeu est très concret : savoir si le bidon d'huile posé sur l'étal du marché correspond bien à ce qu'indique son étiquette, et s'il présente un risque pour la santé. C'est là tout l'objet des réformes réclamées par la députée : renforcer les contrôles à l'import, la traçabilité des produits et l'information du public.
La suite dépendra désormais de la réponse des autorités compétentes, qui n'ont pas encore communiqué en détail sur les mesures envisagées. Une clarification officielle est attendue, tant sur les causes de cette contrefaçon que sur les moyens mis en œuvre pour éviter qu'elle ne se reproduise.
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