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Haut-Ogooué : une enquête de terrain pour cartographier l'accès à l'eau et à l'hygiène

Une mission nationale a lancé cette semaine à Franceville un état des lieux inédit sur l'eau, l'hygiène et l'assainissement dans la province.

Le Coordonnateur national des services provinciaux d'hygiène publique et d'assainissement s'est rendu à Franceville pour superviser le lancement d'une enquête de terrain sur les indicateurs de base liés à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement dans le Haut-Ogooué. Une démarche qui vise, avant tout, à savoir précisément où se situent les manques avant d'y répondre.

Point d'eau en zone rurale gabonaise, illustration de l'accès à l'eau potable
Le Haut-Ogooué fait l'objet d'une enquête de terrain sur l'accès à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement.

Franceville a servi de point de départ, mardi, à une opération qui pourrait sembler technique mais qui touche au quotidien de milliers de foyers du sud-est gabonais. Francis Olivier Nang, Coordonnateur national des services provinciaux d'hygiène publique et d'assainissement, a été reçu en audience par le maire de la commune, Fernand Paulin Joumas, dit Salamba, avant le coup d'envoi de cette enquête de terrain.

L'opération est conduite localement par Bertrand Toung Ekore, chef du service provincial de l'Hygiène publique et de l'Assainissement du Haut-Ogooué. Son objectif : collecter des indicateurs de base — c'est-à-dire des données chiffrées et vérifiables — sur trois piliers essentiels de la santé publique : l'accès à l'eau potable, les pratiques d'hygiène et les infrastructures d'assainissement.

Pourquoi mesurer avant d'agir

Dans un secteur où les besoins sont souvent estimés « à l'œil », disposer de chiffres fiables change la donne. Une enquête d'indicateurs de base permet de savoir combien de ménages ont accès à une source d'eau potable à proximité, quelle proportion dispose de latrines conformes, ou encore quelles zones restent les plus exposées aux maladies liées au manque d'hygiène.

Ce type de diagnostic sert ensuite de référence : il permet de mesurer, dans quelques mois ou quelques années, si les investissements publics ont réellement amélioré la situation. Sans point de départ chiffré, impossible de savoir si une politique fonctionne ou si elle doit être corrigée.

Un enjeu de santé publique concret

Le manque d'accès à l'eau potable et à un assainissement adéquat reste, dans plusieurs provinces gabonaises, un facteur de propagation de maladies évitables comme les diarrhées ou le choléra. Pour les habitants du Haut-Ogooué, cette enquête n'est donc pas qu'une formalité administrative : elle prépare, en théorie, un ciblage plus précis des futurs projets d'adduction d'eau ou de construction de sanitaires.

La supervision directe par le coordonnateur national témoigne de l'importance accordée à cette province, dont la géographie — marquée par des zones rurales dispersées autour de Franceville, Moanda ou Lékoni — complique souvent l'accès équitable aux services de base.

Ce qu'il faut surveiller maintenant

L'enquête vient tout juste de débuter et ses résultats ne sont pas encore connus. Ce sera la publication de ces données, dans les semaines ou mois à venir, qui permettra de mesurer concrètement l'ampleur des besoins et d'orienter les décisions publiques.

Pour les habitants du Haut-Ogooué, la question qui compte est simple : ces chiffres se traduiront-ils par des points d'eau supplémentaires et des latrines construites, ou resteront-ils un exercice statistique sans suite ? La réponse se jouera dans la manière dont ces données seront exploitées par les autorités provinciales et nationales.

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