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Épaves à Libreville : cinq mois pour nettoyer les rues, dès le 15 juillet

La mairie lance une opération de grande ampleur pour débarrasser la capitale des carcasses de véhicules abandonnées.

À partir du 15 juillet, la municipalité de Libreville déploie l'opération «Restauration de l'ordre urbain» dans les six arrondissements de la capitale. Objectif affiché : cinq mois pour venir à bout des épaves qui encombrent voies publiques et trottoirs. Sur le terrain, les occupants de ces espaces réclament déjà des solutions de remplacement.

Carcasses de voitures abandonnées sur le bord d'une route à Libreville
Des épaves de véhicules encombrent régulièrement les voies publiques dans plusieurs arrondissements de Libreville.

Un chantier urbain de cinq mois

À compter du mercredi 15 juillet, la mairie de Libreville engage une campagne baptisée «Restauration de l'ordre urbain». Le calendrier est posé : cinq mois, jusqu'en décembre, pour traiter l'ensemble des six arrondissements de la capitale gabonaise.

Le cœur de l'opération vise les épaves de véhicules abandonnées sur la voie publique. Carcasses rouillées, carrosseries éventrées, pneus crevés depuis des années : ce mobilier urbain involontaire occupe des emplacements parfois stratégiques, entre trottoirs, ronds-points et abords de marchés.

Pourquoi ces épaves posent problème

Une épave qui traîne, ce n'est pas qu'une question d'esthétique. Elle réduit l'espace de circulation, gêne le stationnement des riverains et complique le travail des services de voirie. Elle peut aussi devenir un point de fixation pour des dépôts sauvages d'ordures, ou un abri improvisé.

À Libreville, ce phénomène s'est accumulé au fil des années, faute de dispositif systématique de retrait. La mairie affiche désormais une méthode claire, avec un calendrier et un périmètre définis, plutôt que des interventions ponctuelles.

Les occupants demandent des alternatives

Sur le terrain, l'annonce ne fait pas l'unanimité sans réserve. Des occupants de ces espaces, souvent des mécaniciens ou revendeurs de pièces qui utilisent ces zones comme lieu de travail informel, réclament des solutions de remplacement avant tout retrait forcé.

La question posée est concrète : où vont travailler ceux qui, aujourd'hui, tirent leur revenu de ces emplacements, même précaires ? Une opération de désencombrement réussie ne se limite pas à enlever des tôles ; elle doit aussi penser au relogement des activités qui s'y sont greffées.

Ce que ça change pour les Librevillois

Si l'opération tient ses délais, les habitants devraient voir progressivement des rues plus dégagées, une circulation facilitée dans certains quartiers engorgés, et un cadre urbain plus lisible. C'est aussi un signal sur la capacité de la mairie à mener une action publique planifiée sur plusieurs mois, plutôt qu'une opération coup de poing sans suite.

Reste à voir comment la municipalité gérera la question sociale soulevée par les occupants concernés. L'équilibre entre désencombrement de l'espace public et prise en compte des activités informelles qui s'y sont installées sera le vrai test de cette campagne, davantage que le simple respect du calendrier des cinq mois.

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