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Eau potable en Afrique : Oligui Nguema plaide pour une réponse continentale

À N'Djamena, le chef de l'État gabonais a appelé à une mobilisation africaine collective sur l'accès à l'eau potable, lors d'un forum réunissant plusieurs dirigeants du continent.

Le Forum africain de l'eau, qui s'est tenu dans la capitale tchadienne, a réuni plusieurs chefs d'État autour d'un même constat : l'accès à l'eau potable reste un défi structurel pour le continent. Brice Clotaire Oligui Nguema y a défendu une approche coordonnée entre nations africaines.

Salle de conférence internationale avec drapeaux de pays africains lors d'un sommet
Le Forum africain de l'eau s'est tenu à N'Djamena, réunissant plusieurs chefs d'État du continent.

Un rendez-vous continental sur une ressource stratégique

Le Forum africain de l'eau a rassemblé à N'Djamena plusieurs chefs d'État et de gouvernement, dont les Présidents de la République Démocratique du Congo, de la Mauritanie et du Bénin. Cette rencontre s'inscrit dans une série de sommets consacrés aux grands enjeux de développement du continent, où l'eau occupe une place de plus en plus centrale à mesure que la pression démographique et climatique s'accentue.

Le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris part aux échanges pour appeler à une mobilisation africaine afin de garantir l'accès à l'eau potable sur le continent. Un sujet loin d'être anecdotique : l'eau conditionne directement la santé publique, l'agriculture et, in fine, la stabilité économique de dizaines de pays.

Pourquoi ce sujet concerne aussi le Gabon

Si le Gabon dispose de ressources hydriques abondantes grâce à son réseau fluvial et à une pluviométrie généreuse, l'accès effectif à l'eau potable reste inégal entre Libreville et certaines zones rurales ou périurbaines. La question posée à N'Djamena — comment financer, entretenir et étendre les infrastructures d'eau — résonne donc directement avec les défis locaux, notamment autour de la distribution en milieu urbain dense.

Une coordination africaine sur ce dossier pourrait ouvrir la voie à des financements croisés, des partages d'expertise technique ou des standards communs de gestion, autant de leviers que les pays pris isolément peinent souvent à mobiliser seuls face au coût des réseaux hydrauliques.

Ce qu'il faut retenir

Aucun engagement chiffré ni calendrier précis n'a été communiqué à l'issue de cette rencontre, selon nos informations. L'enjeu, pour l'instant, reste celui d'un positionnement politique : afficher une volonté commune avant, éventuellement, de la traduire en mécanismes concrets de financement ou de coopération technique entre États africains.

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