Deux hôpitaux, un scanner double et 880 millions FCFA pour Libreville
Akébé et La Peyrie inaugurent des structures équipées d'imagerie médicale, un maillon longtemps manquant des soins de proximité.
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a inauguré mercredi le Centre médical d'Akébé et l'Hôpital d'arrondissement de La Peyrie, deux structures dotées chacune d'un scanner. Au-delà de la cérémonie, ces ouvertures répondent à un problème concret : l'accès à l'imagerie médicale reste un goulot d'étranglement pour les patients de Libreville, souvent contraints de multiplier les déplacements pour un simple examen.

À Libreville, un scanner qui manque peut coûter des heures, voire des jours, à un patient renvoyé d'un établissement à l'autre. C'est précisément ce type de blocage que ciblent les deux structures inaugurées mercredi 12 août par le chef de l'État.
Deux scanners, trois ambulances, un objectif : rapprocher le diagnostic
Le Centre médical d'Akébé, baptisé Tsa-Tsa Eugène, et l'Hôpital d'arrondissement de La Peyrie, du nom du Dr Paulin Obame Nguema, ancien Premier ministre et médecin, sont désormais chacun équipés d'un scanner. Trois ambulances supplémentaires viennent renforcer la chaîne des urgences entre ces deux points et le reste du réseau sanitaire de la capitale.
À Akébé, l'offre se veut complète : médecine générale, pédiatrie, gynécologie, ophtalmologie, laboratoire et imagerie sont regroupés sur un même site. L'objectif affiché est clair : éviter au patient le parcours du combattant entre plusieurs établissements pour un diagnostic qui, ailleurs, prendrait des semaines.
880 millions FCFA investis dans un ancien centre de santé
À La Peyrie, la transformation est plus radicale : l'établissement, autrefois simple centre de santé, devient un hôpital d'arrondissement à part entière. L'investissement s'élève à 880,742 millions de FCFA, un montant qui a permis d'étendre la capacité d'accueil et d'ajouter des services jusque-là absents du quartier.
Ce changement de statut n'est pas qu'administratif. Un hôpital d'arrondissement dispose en principe de moyens humains et techniques supérieurs à ceux d'un centre de santé, ce qui doit permettre de traiter sur place des cas qui, auparavant, nécessitaient un transfert vers les grands hôpitaux du centre-ville, déjà saturés.
Une troisième pièce du dispositif : le laboratoire national
La même série de visites présidentielles a également porté sur le Laboratoire national de santé publique, baptisé Dr Vincent Ditsambou. Sans détailler ses équipements, sa mise en service complète le triptyque diagnostic-soins-suivi que l'exécutif entend consolider avant la fin de l'année, dans la continuité des inaugurations engagées à l'approche du 17 Août.
Pour les habitants d'Akébé et de La Peyrie, le changement se mesurera concrètement : moins de trajets, des examens réalisés sur place, une prise en charge qui ne dépend plus systématiquement des grands centres hospitaliers de Libreville. C'est ce critère, le temps gagné par le patient, qui permettra de juger l'efficacité réelle de ces nouvelles structures dans les mois qui viennent.
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