CAN Féminine : le Nigeria conserve son trône, Chebbak entre dans l'histoire
Le football féminin africain confirme sa progression, entre records collectifs et exploits individuels marquants.
La Coupe d'Afrique des Nations Féminine TotalEnergies confirme, édition après édition, la montée en puissance du football féminin sur le continent. Le Nigeria a retrouvé son trône lors de la dernière édition, tandis que la Marocaine Ghizlane Chebbak s'est illustrée parmi les meilleures buteuses de l'histoire du tournoi. Un signal fort pour tout un continent qui investit de plus en plus dans le football féminin.

Le football féminin africain change de dimension. D'une édition à l'autre, la Coupe d'Afrique des Nations Féminine TotalEnergies gagne en intensité, en spectacle et en visibilité internationale. Les trois dernières éditions dessinent une trajectoire claire : celle d'un continent qui structure enfin sa discipline féminine, avec des nations qui s'installent durablement au sommet.
Une hégémonie nigériane confirmée
Selon nos informations, le Nigeria a retrouvé son statut de puissance dominante lors de la dernière édition de la compétition, confirmant une suprématie déjà largement établie sur le continent depuis des décennies. Les Super Falcons restent, historiquement, l'équation à résoudre pour toutes les sélections africaines qui rêvent de soulever le trophée.
Cette continuité dans la performance n'est pas anodine. Elle traduit des investissements structurels dans la formation, les infrastructures et l'encadrement des joueuses, à contre-courant de la précarité qui touche encore de nombreuses sélections féminines du continent.
Chebbak, une pionnière qui inscrit son nom dans la légende
Autre fait marquant de ces dernières éditions : la Marocaine Ghizlane Chebbak s'est distinguée parmi les meilleures buteuses de l'histoire de la compétition. Capitaine emblématique des Lionnes de l'Atlas, elle incarne la montée en puissance du football féminin nord-africain, longtemps resté dans l'ombre des puissances d'Afrique de l'Ouest.
Son parcours dépasse le simple registre sportif. Il illustre la capacité de nouvelles fédérations à structurer un football féminin compétitif, capable de rivaliser avec des nations historiquement dominantes.
Ce que cette dynamique change pour le continent, et pour le Gabon
Cette progression n'est pas qu'une affaire de trophées. Elle s'accompagne d'une médiatisation croissante, de contrats de diffusion élargis et d'un intérêt commercial grandissant pour le football féminin africain, longtemps délaissé par les diffuseurs et les sponsors.
Pour le Gabon, dont la sélection féminine cherche encore à s'imposer sur la scène continentale, cette dynamique régionale représente un repère utile : elle montre que des investissements ciblés dans la formation des jeunes joueuses et dans des championnats locaux structurés peuvent, à moyen terme, produire des résultats visibles sur la scène africaine.
La trajectoire du Nigeria et du Maroc rappelle une évidence simple : le football féminin de haut niveau ne se construit pas en une saison. Il se bâtit sur des années de patience institutionnelle, un enseignement que d'autres fédérations du continent, y compris gabonaise, pourraient utilement observer.
À lire aussi

Argentine-Angleterre : les Sud-Américains renversent tout en cinq minutes
L'Argentine s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde 2026 en battant l'Angleterre 2-1, ce mercredi au stade d'Atlanta. Menés au score depuis la 55e minute, les champions du monde en titre ont renversé la rencontre grâce à des buts d'E. Fernandez et Lautaro Martinez dans les dix dernières minutes.

Études au Canada : ce qui attire de plus en plus de jeunes Gabonais
Le Canada figure depuis plusieurs années parmi les destinations privilégiées des étudiants gabonais en quête d'un diplôme international. Coûts de scolarité plus abordables que dans certains pays anglo-saxons, droit de travailler pendant les études et perspectives d'installation après le diplôme : voici ce qui pèse réellement dans le choix, au-delà des idées reçues.

Éducation : le Gabon se donne une feuille de route jusqu'en 2030
Le ministère de l'Éducation nationale a présidé mercredi à Libreville la troisième réunion du Groupe local des partenaires de l'éducation, consacrée à l'appropriation du Plan sectoriel de l'éducation intérimaire (PSEI) 2026-2030. L'objectif affiché : transformer un document de planification en projet partagé par tous les acteurs du secteur.