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Bac technique : 229 candidats de Bikélé face au défi du matériel

Le ministre de l'Éducation nationale s'est rendue au lycée technique de Bikélé pour soutenir les candidats de la filière ORGO, freinés cette année par des difficultés d'approvisionnement.

Le lycée technique de Bikélé accueille cette semaine 229 candidats au baccalauréat technique et professionnel. Parmi eux, ceux de la filière Organisation et réalisation du gros œuvre (ORGO) ont dû composer avec un déficit de matériel pendant l'année scolaire. Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d'État en charge de l'Éducation nationale, s'est déplacée sur place vendredi pour les encourager.

Candidats dans un centre d'examen technique au Gabon
Le lycée technique de Bikélé a accueilli les épreuves du baccalauréat technique et professionnel 2026.

Une visite pour saluer un rattrapage collectif

Au centre d'examen du lycée technique de Bikélé, l'ambiance est celle de tous les centres en cette période de baccalauréat : concentration, nervosité, dernières relectures. Mais pour les candidats de la filière ORGO — le gros œuvre du bâtiment, autrement dit les fondations, la maçonnerie et la structure d'un chantier — l'année n'a pas été simple.

Selon les informations recueillies sur place, cette filière a été confrontée à des difficultés d'approvisionnement en matériel durant l'année scolaire, un obstacle qui pèse directement sur la pratique, indispensable dans un enseignement technique. La ministre d'État a salué les efforts déployés par les élèves, mais aussi par les enseignants et les parents, pour combler ce retard avant les épreuves.

Ce que représente ce déficit pour la filière

Dans un cursus technique, le matériel n'est pas un détail : il conditionne l'accès aux travaux pratiques qui préparent aux épreuves professionnelles. Un manque d'outillage ou de matériaux de chantier peut retarder les acquis pratiques attendus au moment de l'examen, même si les candidats compensent par du travail théorique et de l'entraide.

Les 229 candidats présents à Bikélé cette année illustrent l'ampleur de la filière technique et professionnelle dans le dispositif éducatif gabonais, une voie souvent moins visible que la filière générale mais essentielle pour former les futurs professionnels du bâtiment et des travaux publics.

Et maintenant ?

La visite ministérielle s'inscrit dans un geste de soutien direct aux candidats en période d'examen, sans que des mesures correctives précises pour l'approvisionnement en matériel n'aient été détaillées à ce stade. Pour les familles et les établissements techniques, la question reste celle de l'anticipation des besoins matériels dès la rentrée prochaine, afin que les prochaines promotions n'aient pas à rattraper un retard similaire en fin de parcours.

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