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Abidjan : une députée finance la scolarité des enfants d'un livreur assassiné

Après le meurtre d'un livreur à moto à Cocody, une élue ivoirienne s'engage à financer toute la scolarité de ses enfants.

À Abidjan, la mort violente d'un livreur à moto dans la commune de Cocody a déclenché un mouvement de solidarité inhabituel. Une députée-maire ivoirienne a annoncé prendre en charge l'intégralité des frais de scolarité des enfants de la victime, un engagement qui, s'il est tenu, dépasse le simple geste de compassion.

Livreur à moto casqué roulant dans une rue urbaine animée
La livraison à moto s'est imposée comme un maillon clé de l'économie urbaine informelle en Afrique de l'Ouest et centrale.

Un crime qui a suscité une vague de soutien

Mamadou Koné, livreur à moto, a été tué par des assaillants dans la commune de Cocody, à Abidjan. Selon des informations concordantes, ce meurtre a provoqué une mobilisation rapide, tant du côté des autorités locales que de la classe politique ivoirienne.

Le ministre Amadou Koné a d'abord réagi au nom du gouvernement pour exprimer sa compassion à la famille du défunt. Un engagement plus concret est ensuite venu de Naya Jarvis Zamblé, députée-maire de Gohitafla : elle a annoncé prendre en charge l'intégralité des frais de scolarité des enfants de la victime, de l'école primaire jusqu'à la fin de leurs études.

Un geste qui dépasse le symbole

Si cet engagement est tenu dans la durée, il constitue un filet de sécurité rare pour une famille brutalement privée de son soutien économique. Au-delà de l'émotion suscitée par le drame, il pose une question plus large : celle du sort réservé aux familles de victimes de violences urbaines, souvent laissées sans accompagnement une fois la compassion publique retombée.

À ce stade, une seule source évoque cette prise en charge ; les modalités précises — durée, montants, établissements concernés — restent à préciser.

Un écho pour les métiers de la livraison

L'affaire résonne au-delà d'Abidjan. Partout en Afrique de l'Ouest et centrale, la livraison à moto s'est imposée en quelques années comme un rouage essentiel de l'économie urbaine informelle, portée par l'essor des plateformes numériques et une demande domestique en forte hausse. Ces travailleurs, souvent jeunes, évoluent dans des conditions d'exposition élevées : accidents de la route, agressions, absence quasi totale de couverture sociale.

À Libreville aussi, la livraison à deux-roues gagne du terrain à mesure que le commerce en ligne se développe. Le cas ivoirien rappelle, à sa manière, l'enjeu de la protection de ces métiers en pleine expansion sur le continent — et la question de savoir qui, en cas de drame, prend le relais lorsque l'État ou les employeurs ne le font pas.

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