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Société

À M’vadhy, le sport devient une arme contre le paludisme

Dans l’Ogooué-Ivindo, les Olympiades locales mêlent compétitions sportives et campagne de sensibilisation contre le paludisme.

Dans le district de M’vadhy, en Ogooué-Ivindo, les Olympiades de l’Ivindo ne se limitent plus à départager des équipes sur un terrain. Portée par la Fondation Ma Bannière, présidée par la Première Dame Zita Oligui Nguema, cette édition associe compétitions sportives, valorisation du patrimoine culturel local et volet de prévention contre le paludisme. Une manière de transformer un rendez-vous populaire en occasion de sensibilisation sanitaire, selon nos informations.

Foule assistant à une compétition sportive locale dans un village de l'Ogooué-Ivindo au Gabon
Les Olympiades de l’Ivindo réunissent chaque année les habitants de M’vadhy autour du sport et, cette édition, de la prévention sanitaire.

Un tournoi qui dépasse le terrain

À M’vadhy, les Olympiades de l’Ivindo restent d’abord un rendez-vous sportif attendu, où les villages et quartiers se retrouvent autour de disciplines populaires. Mais cette année, l’événement s’est doté d’une dimension supplémentaire : un volet de prévention contre le paludisme, intégré directement au programme des festivités.

L’initiative est portée par la Fondation Ma Bannière, dont la présidence revient à la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema. Selon nos informations, l’événement combine trois volets : les compétitions sportives elles-mêmes, une valorisation du patrimoine culturel de la province de l’Ogooué-Ivindo, et une campagne de sensibilisation sanitaire ciblant spécifiquement le paludisme.

Pourquoi le sport comme porte d’entrée

Mobiliser une foule déjà réunie pour applaudir des athlètes locaux, plutôt que d’organiser une campagne de santé isolée, relève d’une logique simple : aller chercher le public là où il se trouve déjà. Les grands rassemblements sportifs communautaires offrent un point de contact rare avec des populations parfois éloignées des structures de santé, notamment dans les districts moins urbanisés comme M’vadhy.

Le paludisme demeure, selon les autorités sanitaires gabonaises, l’une des principales causes de consultation dans les formations de santé du pays, en particulier chez les enfants. Coupler prévention et loisir permet théoriquement de toucher un public qui ne se déplacerait pas spontanément vers une séance d’information classique.

Ce que cela change concrètement pour les habitants

Pour les familles de M’vadhy, l’intérêt de la démarche tient à sa proximité : pas besoin de se déplacer vers un centre de santé pour recevoir un message de prévention, celui-ci vient directement au village, à l’occasion d’un événement festif. C’est aussi une manière de renforcer la visibilité de la lutte antipaludique dans des zones où l’accès aux campagnes nationales classiques reste inégal.

La dimension culturelle du programme, centrée sur le patrimoine de l’Ogooué-Ivindo, ajoute une couche identitaire à l’événement : il ne s’agit pas seulement de prévenir une maladie, mais de le faire en s’appuyant sur ce qui rassemble déjà la communauté, plutôt que d’importer un dispositif extérieur perçu comme abstrait.

Une initiative à suivre dans la durée

L’ampleur exacte de la campagne — nombre de participants, contenus précis des actions de sensibilisation, éventuelle distribution de matériel de protection — n’a pas encore été détaillée dans les informations disponibles à ce stade. La suite logique d’une telle initiative sera de mesurer son impact réel : évolution des comportements, adhésion des ménages aux gestes de prévention, reconduction lors des prochaines éditions.

Si la formule tient ses promesses, elle pourrait inspirer d’autres provinces où le sport communautaire reste un puissant vecteur de mobilisation populaire, bien au-delà de l’Ogooué-Ivindo.

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