À Lambaréné, le patron de la FEGAFOOT mise sur l'écoute plus que les discours
Venu suivre la finale du Championnat national U15, Pierre Alain Mounguengui a surpris par sa disponibilité face à la presse locale.
La finale du Championnat national U15 s'est jouée à Lambaréné, une première pour la capitale du Moyen-Ogooué comme terre d'accueil d'un grand rendez-vous du football gabonais. Au-delà du terrain, c'est l'attitude du président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, face aux journalistes qui a marqué les observateurs présents sur place.

Une finale qui sort des sentiers battus
Lambaréné n'est pas, dans l'imaginaire sportif gabonais, la ville que l'on associe spontanément aux grands rendez-vous du ballon rond. C'est pourtant là, dans la capitale du Moyen-Ogooué, que s'est jouée la finale du Championnat national U15, catégorie qui constitue l'un des viviers de la relève du football national.
Pour une partie de la presse venue couvrir l'événement, le déplacement représentait aussi une découverte : suivre « de l'intérieur » un grand moment du football gabonais, loin des standards habituels de Libreville ou Port-Gentil. Le stade a tenu ses promesses sportives. Mais c'est en dehors du terrain qu'un autre récit s'est écrit.
Le président face aux journalistes, sans écran ni filtre
Selon nos informations, Pierre Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football, s'est rendu disponible pour échanger directement avec les journalistes présents à Lambaréné. Une posture qui tranche avec l'image parfois distante que peuvent renvoyer les dirigeants sportifs dans leurs rapports avec la presse locale, souvent reléguée au second plan lors des grands événements organisés en province.
Ce geste, aussi simple qu'il paraisse, a une valeur symbolique dans un pays où le football reste l'un des vecteurs les plus puissants de cohésion et de fierté nationale. Accepter le dialogue direct avec des journalistes de terrain, loin des conférences de presse formatées de la capitale, envoie un signal : celui d'une fédération qui ne réserve pas son attention aux seuls grands centres urbains.
Ce que ça change pour le football des régions
La tenue d'une finale nationale U15 hors des places fortes habituelles n'est pas un détail. Elle interroge la manière dont la FEGAFOOT structure la détection et la valorisation des jeunes talents à travers le pays, au-delà des académies et clubs de Libreville ou Port-Gentil.
Pour les familles, les éducateurs et les clubs du Moyen-Ogooué, accueillir un tel événement, c'est aussi une reconnaissance concrète : celle d'un territoire capable de recevoir, d'organiser et de faire vivre le football gabonais au même titre que les grandes villes. Reste à savoir si ce type d'initiative s'inscrira dans la durée, avec d'autres rendez-vous majeurs délocalisés dans les provinces.
Une image qui interroge sur le style de gouvernance sportive
L'attitude observée à Lambaréné s'ajoute à un débat plus large sur la manière dont les dirigeants d'institutions sportives gabonaises communiquent avec le public et la presse. Dans un contexte où la FEGAFOOT porte l'ambition de professionnaliser davantage les compétitions et de renforcer la confiance des acteurs du football national, chaque geste de proximité compte.
Il est encore trop tôt, sur la base d'un seul événement rapporté, pour tirer des conclusions définitives sur un changement durable de méthode. Mais le signal envoyé à Lambaréné mérite d'être suivi lors des prochains grands rendez-vous du football gabonais, notamment à l'approche des compétitions de jeunes qui structurent l'avenir des Panthères.
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