À Abidjan, Oligui Nguema veut lever les blocages qui freinent le retour des compétences
Le Président a rencontré la diaspora gabonaise de Côte d'Ivoire pour poser les bases d'un partenariat plus étroit avec le pays.
En marge de sa visite officielle en Côte d'Ivoire, Brice Clotaire Oligui Nguema a échangé jeudi avec la communauté gabonaise d'Abidjan, accompagné de la Première Dame Zita Oligui Nguema. Au menu : les obstacles administratifs qui compliquent la vie des expatriés et un appel clair au retour des compétences vers le Gabon.

Ce n'est pas une visite de courtoisie. En marge de son séjour ivoirien, le Chef de l'État a consacré un temps d'échange direct aux Gabonais installés à Abidjan, l'une des communautés les plus actives de la diaspora en Afrique de l'Ouest. L'Ambassadeur du Gabon en Côte d'Ivoire a ouvert la rencontre, avant que le Président ne prenne la parole devant ses compatriotes.
Des blocages administratifs identifiés
Le format choisi, une écoute directe plutôt qu'un discours protocolaire, a permis de faire remonter les difficultés concrètes que rencontrent les ressortissants gabonais à l'étranger : démarches consulaires longues, documents d'état civil difficiles à obtenir, lien administratif distendu avec l'administration nationale. Le Président s'est engagé à lever ces obstacles, sans détailler à ce stade de calendrier précis ni de dispositif technique.
Ce type d'engagement n'a de valeur que s'il se traduit en procédures concrètes : simplification consulaire, dématérialisation des démarches, ou guichet dédié. C'est sur ces points que l'exécutif sera attendu dans les prochaines semaines.
La diaspora comme levier de développement
Au-delà des irritants du quotidien, le message présidentiel visait plus loin : intégrer pleinement la diaspora dans la trajectoire de transformation du pays. « Le Gabon nouveau a besoin de tous ses enfants », a résumé le Chef de l'État, en appelant les compétences gabonaises formées ou installées à l'étranger à envisager un retour ou une contribution à distance.
L'enjeu n'est pas symbolique. Dans plusieurs pays d'Afrique, les diasporas pèsent lourd dans les transferts financiers et dans l'apport en expertise technique, médicale ou entrepreneuriale. Pour un Gabon qui cherche à diversifier son économie au-delà du pétrole et du bois, mobiliser des compétences déjà formées, sans coût de formation initiale, est une ressource immédiatement disponible.
Ce que ça change concrètement
Pour les Gabonais d'Abidjan, la promesse porte d'abord sur le quotidien administratif : moins de blocages pour un passeport, un acte de naissance ou une procuration. Pour le pays, l'enjeu est de transformer une communauté dispersée en réseau de compétences mobilisables, un chantier qui suppose des outils concrets de suivi et d'accompagnement au retour. La rencontre d'Abidjan s'inscrit dans une série d'échanges similaires que la présidence a engagés avec les communautés gabonaises de l'étranger depuis le début du mandat.
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