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Économie

Une nouvelle association pour pousser les énergies vertes au Gabon

L'AGER veut structurer un secteur encore naissant, entre accès à l'énergie propre et soutien aux entrepreneurs verts.

Une nouvelle structure vient de se présenter sur la scène énergétique gabonaise : l'Association gabonaise pour les énergies renouvelables (AGER) a officiellement lancé ses activités. Son ambition affichée : accompagner la transition énergétique du pays en facilitant l'accès à une énergie propre et en soutenant les entrepreneurs de ce secteur émergent.

Panneaux solaires installés sur un site au Gabon, illustration de la transition énergétique
L'accès à l'énergie solaire reste un enjeu pour de nombreuses localités gabonaises hors réseau.

Une structure de plus dans le paysage énergétique

L'AGER entend jouer un rôle de facilitateur entre les pouvoirs publics, les entreprises et les porteurs de projets dans les énergies renouvelables. Concrètement, l'association se positionne sur trois axes : favoriser l'accès à une énergie propre, développer l'entrepreneuriat vert et renforcer les partenariats avec les acteurs publics et privés du secteur.

Au Gabon, le sujet est loin d'être anecdotique. Le pays reste largement dépendant de l'hydroélectricité et des énergies fossiles pour son mix électrique, alors que le potentiel solaire, notamment dans les provinces moins raccordées au réseau national, demeure sous-exploité. Une association dédiée pourrait, en théorie, servir de relais entre les bailleurs, les start-up locales et les collectivités qui cherchent des solutions d'électrification hors réseau.

Ce que l'on sait, et ce qui reste à préciser

À ce stade, les informations disponibles sur l'AGER restent limitées à l'annonce de son lancement et à ses grandes intentions. On ignore encore qui compose son bureau, quel budget elle mobilise, ou si elle a déjà noué des accords concrets avec des institutions comme le ministère en charge de l'Énergie ou des opérateurs privés. Ces éléments seront déterminants pour juger de sa capacité réelle à peser sur le secteur.

L'expérience d'autres pays de la sous-région montre que ce type d'association peut jouer un rôle utile : porte-parole d'une filière encore fragmentée, elle facilite le dialogue avec l'administration et aide les petites structures à accéder à des financements ou à des normes techniques. Mais son impact dépendra surtout de sa capacité à transformer ces intentions en projets mesurables — nombre de foyers raccordés, kilowatts installés, emplois créés dans la filière verte.

Pourquoi cela concerne les Gabonais

Pour un ménage qui subit encore des coupures récurrentes ou pour un village sans accès au réseau, la question n'est pas théorique : chaque nouvel acteur qui facilite l'installation de panneaux solaires ou de mini-réseaux peut, à terme, se traduire par une facture allégée ou un accès à l'électricité là où il n'existait pas. Reste à voir si l'AGER passera de l'annonce aux premiers chantiers concrets. Loop suivra ses prochaines annonces, notamment sur ses partenariats et ses premiers projets pilotes.

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