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Culture

Un mémorial pour l'auteur de l'hymne gabonais, avec sa famille

Le Président a associé les proches de Georges Damas Aléka au projet d'esplanade qui portera son nom, avant une inauguration annoncée à Libreville.

Le 8 août 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu à Libreville une délégation de la famille de feu Georges Damas Aléka, auteur de l'hymne national gabonais. Objectif de cette rencontre : présenter la vision du futur mémorial qui portera son nom, à quelques jours de son inauguration.

Rencontre entre le Président gabonais et la famille de l'auteur de l'hymne national du Gabon
Le Président de la République a reçu la famille de Georges Damas Aléka pour présenter le projet d'esplanade portant son nom.

Il y a des lieux qui manquent à une capitale sans qu'on sache toujours pourquoi. Libreville va bientôt compter le sien : une esplanade dédiée à Georges Damas Aléka, ancien président de l'Assemblée nationale et auteur de La Concorde, l'hymne que les Gabonais chantent depuis l'indépendance sans toujours connaître le nom de celui qui l'a écrit.

Une rencontre pour associer, pas pour annoncer

Le format compte autant que le fond. Plutôt qu'une simple annonce protocolaire, le Président de la République a choisi de recevoir directement les proches du défunt pour leur exposer, dans le détail, les contours du projet. La famille Damas Aléka a salué cette démarche et le leadership du chef de l'État, selon la présidence.

Cette manière de faire s'inscrit dans une ligne assumée : associer pleinement les héritiers d'une mémoire nationale à la construction de ce qui va la porter physiquement, plutôt que de la leur présenter comme un fait accompli. Le mémorial est décrit comme un futur espace de mémoire et d'identité nationale, au cœur de Libreville.

Ce que dit ce choix du Gabon d'aujourd'hui

Restaurer une figure comme Georges Damas Aléka, c'est aussi une manière de dire quelque chose du pays qu'on veut construire. L'hymne national est l'un des rares textes que tout Gabonais connaît par cœur, de l'école primaire aux cérémonies officielles. Lui donner un lieu, un nom gravé dans la pierre au centre de la capitale, c'est transformer un patrimoine oral en patrimoine urbain visible.

Cette démarche s'inscrit dans l'engagement du Chef de l'État à inscrire le Gabon sur la voie de la modernité et de la restauration de sa dignité, une formule qui revient régulièrement dans la communication présidentielle depuis la Transition. La mémoire nationale y devient un chantier au même titre que les infrastructures routières ou numériques.

Une inauguration attendue à brève échéance

Selon les informations recueillies, l'esplanade doit être inaugurée très prochainement. Pour les Librevillois, cela signifie l'apparition d'un nouvel espace public au cœur de la ville, pensé comme lieu de mémoire mais aussi, vraisemblablement, comme lieu de vie et de rassemblement.

Reste à voir la forme exacte que prendra ce mémorial une fois livré. Mais la méthode, elle, est déjà posée : associer les familles des figures historiques à la manière dont le pays choisit de les honorer.

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