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Économie

Transports : la nouvelle CNT promet jusqu'à 1650 emplois

La fusion de la Sogatra et de Trans’Urb donne naissance à un opérateur unique, avec la promesse de renforcer les effectifs pour redresser un secteur en crise chronique.

La Sogatra et Trans’Urb n’existent plus en tant que telles : les deux entreprises publiques viennent de signer, à Libreville, le traité qui les fusionne au sein de la Compagnie Nationale de Transport. Objectif affiché par le ministère des Transports : moderniser un réseau miné depuis des années par les grèves et le manque de bus, en garantissant les emplois existants et en ouvrant la porte à de nouveaux recrutements.

Bus de transport public circulant dans une rue de Libreville
La fusion de la Sogatra et de Trans'Urb donne naissance à la Compagnie Nationale de Transport, nouvel opérateur public unique.

Une fusion pour tourner la page des tensions

Le vendredi 24 juillet, en présence du ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, les dirigeants de la Sogatra et de Trans’Urb ont signé le traité qui fait naître la Compagnie Nationale de Transport (CNT). Sur le papier, l’opération prend la forme d’une fusion-absorption simplifiée : Trans’Urb absorbe d’abord la Sogatra, avant que l’ensemble n’adopte la nouvelle dénomination.

Ce mariage forcé n’a rien d’anodin. Il intervient après plusieurs années de tensions sociales récurrentes dans le transport urbain gabonais, entre bus vétustes, grèves à répétition et lignes abandonnées faute de véhicules. La CNT devient le seul opérateur public chargé du transport de voyageurs et de marchandises, avec la mission de remettre de l’ordre dans un secteur où l’offre publique s’est longtemps effacée devant les taxis et les clandos.

Combien d’emplois, vraiment ?

Sur le volet social, le ministère des Transports a voulu se montrer rassurant face aux inquiétudes des agents des deux structures : la nouvelle CNT regrouperait environ 1 350 agents issus de la Sogatra et de Trans’Urb, avec l’engagement que l’ensemble des emplois soit préservé lors de la fusion. Une garantie qui vise directement les craintes de licenciements, classiques dans ce type d’opération.

Parallèlement, plusieurs sources évoquent un objectif plus ambitieux : le recrutement de 1 650 agents supplémentaires pour accompagner la montée en puissance de la nouvelle compagnie. L’écart entre ces deux chiffres n’est pas encore éclairci publiquement, et il faudra attendre les premières décisions opérationnelles de la CNT pour savoir si ce recrutement massif est un objectif de moyen terme ou un chantier déjà engagé.

Ce que ça change pour les usagers

Pour l’usager lambda, à Libreville ou dans les grandes villes de l’intérieur, la promesse est simple : plus de bus en circulation, des lignes régulières, et un opérateur unique responsable de la qualité du service, là où la coexistence Sogatra-Trans’Urb brouillait parfois les responsabilités. Reste à transformer l’essai : la réussite de la CNT se mesurera au nombre de bus réellement mis en circulation et à la régularité retrouvée sur des lignes trop souvent désertées ces dernières années.

Le calendrier précis de ces recrutements et le déploiement du nouveau parc de véhicules n’ont pas encore été détaillés par le ministère. Ce sera le prochain test de crédibilité pour une réforme qui, sur le papier, coche toutes les cases d’une remise à plat attendue depuis longtemps.

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