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Économie

Tourisme : le Gabon lance sa première caravane nationale

Trois ministères s'associent pour faire rouler les premiers caravaniers sur les circuits touristiques du pays.

Le ministère du Tourisme durable a donné le départ d'une caravane censée parcourir plusieurs circuits du territoire. Portée par la ministre Marcelle Ibinga Itsitsa, l'opération associe l'Enseignement supérieur et les Affaires sociales, signe d'une volonté de sortir le tourisme intérieur de sa marginalité économique. Les détails opérationnels — nombre de participants, itinéraire précis, calendrier complet — restent encore peu documentés.

Groupe de personnes rassemblées autour de véhicules pour le départ d'une caravane touristique au Gabon.
Le lancement de la caravane touristique a réuni plusieurs ministères autour d'un même objectif : faire découvrir les circuits du pays.

Un coup d'envoi porté par trois ministères

Le lancement des premiers caravaniers marque le point de départ d'une initiative pilotée par la ministre du Tourisme durable et de l'artisanat, Pr Marcelle Ibinga Itsitsa. Elle était accompagnée de son collègue de l'Enseignement supérieur, Pr Charles Edgard Mombo, ainsi que d'un représentant du ministère des Affaires sociales. Cette configuration interministérielle n'est pas anodine : elle traduit une volonté de rattacher le tourisme à des enjeux de formation et d'inclusion sociale, plutôt que de le traiter comme un simple sujet de communication.

Selon nos informations, l'objectif de la caravane est de faire circuler des visiteurs — ou des relais locaux du secteur — sur des circuits touristiques gabonais encore peu fréquentés. Le principe d'une caravane, par nature itinérante, permet de tester plusieurs sites sans concentrer tous les moyens sur une seule destination. C'est une manière économique de couvrir un territoire vaste et mal desservi par les infrastructures classiques.

Un pari sur le tourisme intérieur

Le Gabon reste un pays où le tourisme pèse peu dans le produit intérieur brut, largement dominé par les hydrocarbures et le bois. Miser sur des circuits internes revient à chercher un relais de diversification économique, un objectif affiché depuis plusieurs années par les autorités sans qu'il se soit encore traduit par une part significative de l'activité nationale.

L'implication de l'Enseignement supérieur suggère une dimension de formation : guides, agents touristiques ou étudiants pourraient être associés à l'encadrement des circuits, un point que nos informations ne permettent pas encore de confirmer dans le détail. La réussite de l'opération se mesurera moins à son lancement qu'à sa capacité à générer des retombées locales durables — emplois saisonniers, revenus pour les artisans, fréquentation des sites — une fois la caravane repartie.

Pour l'instant, les données publiques disponibles restent limitées sur le nombre exact de participants, les localités traversées ou le calendrier complet du parcours. Des précisions sont attendues dans les prochaines semaines pour évaluer l'ampleur réelle de cette première caravane touristique nationale.

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