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SETRAG Connect : la promesse du Wi-Fi à bord tarde à se concrétiser

Lancé en grande pompe fin décembre, le pilote de numérisation du Transgabonais bute sur des couacs techniques qui interrogent sur le calendrier réel de la modernisation.

Wi-Fi introuvable, écrans qui restent noirs, climatisation capricieuse : selon nos informations, le projet « Setrag Connect », présenté comme une avancée majeure pour le confort à bord du Transgabonais, ne tient pas encore ses promesses. Un décalage entre l'annonce et le vécu des voyageurs qui pose la question classique de toute transformation numérique : combien de temps entre le lancement d'un pilote et un service fiable ?

Voiture de train voyageurs avec écran d'affichage éteint au plafond
Le projet « Setrac Connect » devait équiper les rames du Transgabonais de Wi-Fi et d'écrans d'information.

Le 23 décembre 2025, le gouvernement dévoilait « Setrag Connect », un dispositif pilote censé équiper les rames du Transgabonais d'un accès internet embarqué, d'écrans d'information et, indirectement, d'un meilleur pilotage du confort thermique. L'ambition : faire entrer la ligne ferroviaire — seule liaison reliant Libreville à Franceville — dans l'ère du voyage connecté, à l'image de ce que proposent déjà certains réseaux ferrés d'Afrique de l'Ouest ou d'Europe.

Dans les faits, le service ne serait pas au rendez-vous. D'après nos informations, les passagers signalent un Wi-Fi qui ne se connecte pas ou disparaît en cours de trajet, des écrans embarqués restés inertes, et une climatisation qui alterne excès de froid et pannes complètes. Ces informations restent à ce stade rapportées par une seule source ; elles méritent d'être suivies dans la durée avant d'en tirer un bilan définitif.

Un décalage classique entre pilote et déploiement

En matière de numérisation des infrastructures, l'écart entre l'annonce d'un projet pilote et un service pleinement opérationnel n'a rien d'inédit. Un pilote sert justement à tester en conditions réelles — connectivité satellite ou GSM le long d'un tracé de plus de 650 kilomètres, alimentation électrique stable des équipements, résistance du matériel aux vibrations et à la chaleur. Sur une ligne traversant des zones peu couvertes en réseau mobile, la promesse d'un Wi-Fi permanent à bord constitue un défi technique non négligeable.

Reste que pour l'usager, la distinction entre « phase de test » et « service défaillant » compte peu. Ce qui est vendu comme une amélioration du confort devient, tant que les couacs persistent, une source de frustration supplémentaire sur un trajet déjà long entre la capitale et le Haut-Ogooué.

Ce que ça change pour les voyageurs du Transgabonais

Pour les milliers de Gabonais qui emeruntent chaque année le train entre Libreville, Lopé, Booué ou Franceville, la numérisation embarquée n'est pas un simple gadget : elle conditionne la possibilité de travailler, suivre l'actualité ou rester en contact pendant un trajet de plusieurs heures. Un Wi-Fi fiable et une climatisation maîtrisée relèvent aussi bien du confort que d'un enjeu d'image pour une infrastructure stratégique du pays.

Si les difficultés actuelles se confirment dans la durée, la question posée sera celle du calendrier : à quel horizon Setrag Connect doit-il sortir de sa phase pilote pour offrir un service stable ? Une clarification de la part de l'opérateur permettrait de rassurer les usagers sur la trajectoire réelle du projet, sans remettre en cause l'intérêt de la démarche de modernisation elle-même.

À surveiller dans les prochaines semaines

Loop suivra l'évolution de ce dossier et vérifiera, auprès des sources disponibles, si les correctifs annoncés — s'ils existent — sont mis en œuvre. La fiabilité de cette première évaluation reste limitée, faute de confirmation par plusieurs sources indépendantes à ce stade. Ce point de vigilance sera rappelé jusqu'à ce que l'information soit recoupée.

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