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Économie

Route Alembe-Lopé : le ministre inspecte le chantier du désenclavement

Edgard Moukoumbi s'est rendu sur le terrain pour évaluer l'avancement des travaux entre Alembe, Lopé, le carrefour Leroy et Mikouyi.

Le ministre des Travaux publics et de la Construction a effectué une visite de terrain le week-end dernier sur le chantier routier Alembe-Lopé-Carrefour Leroy-Mikouyi. Un axe présenté comme stratégique pour relier des zones encore isolées du pays, dont la traversée touche la région du parc national de la Lopé.

Chantier de réhabilitation d'une route traversant une zone forestière au Gabon
Le chantier de la route Alembe-Lopé-Carrefour Leroy-Mikouyi, inspecté par le ministre des Travaux publics.

Une inspection de terrain plutôt qu'un simple point d'étape

Edgard Moukoumbi a parcouru le chantier pour constater, sur place, l'état d'avancement des travaux plutôt que de s'en remettre à des rapports transmis depuis Libreville. Ce déplacement s'inscrit dans un suivi rapproché des grands travaux routiers engagés par le gouvernement, une méthode qui devient la norme pour les chantiers jugés prioritaires.

Selon nos informations, la visite a permis au ministre d'échanger avec les équipes présentes sur le terrain et de mesurer les contraintes propres à ce tronçon. Les détails techniques précis, comme le taux d'avancement chiffré ou le calendrier de livraison, n'ont pas été communiqués publiquement à ce stade.

Pourquoi cette route compte pour le Gabon

Le tracé Alembe-Lopé-Carrefour Leroy-Mikouyi traverse une zone où la Lopé abrite l'un des parcs nationaux les plus emblématiques du pays, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO pour sa faune et ses vestiges archéologiques. Une route fiable dans ce secteur ne sert pas seulement à faire circuler des véhicules : elle conditionne l'accès des populations locales aux services de base, l'écoulement des productions agricoles et forestières, et le potentiel touristique de la région.

Au Gabon, où la majorité du territoire reste couverte de forêt et où les provinces intérieures dépendent largement de la route pour leurs échanges avec les grands centres urbains, chaque kilomètre de bitume posé ou de piste réhabilitée a un effet direct sur le coût de la vie et le temps de trajet pour les habitants comme pour les opérateurs économiques.

Ce qu'il faut suivre maintenant

La visite ministérielle ne clôt pas le dossier : elle signale plutôt que ce chantier reste sous surveillance politique. Les prochaines échéances attendues concernent la communication d'un calendrier précis de fin des travaux et, le cas échéant, les mesures prises pour lever les obstacles identifiés sur le terrain.

Pour les riverains et les usagers de cet axe, l'enjeu concret sera de voir se traduire cette inspection en avancées mesurables : une route praticable en toute saison, sans les ruptures de circulation qui pénalisent aujourd'hui les déplacements entre ces localités.

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