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Économie

PLF 2027 : Libreville mise sur une croissance de 5,1 %

Les conférences budgétaires ouvertes à Libreville doivent fixer les arbitrages qui porteront ce cap de croissance pour 2027.

Le gouvernement gabonais a ouvert le 14 juillet les conférences budgétaires consacrées au Projet de loi de finances 2027, avec un objectif affiché : une croissance économique de 5,1 %. Un chiffre qui doit encore se traduire en choix concrets sur les dépenses publiques et les priorités d'investissement.

Réunion de travail entre responsables ministériels lors des conférences budgétaires à Libreville
Les conférences budgétaires 2027 réunissent les départements ministériels à Libreville depuis le 14 juillet.

Un exercice annuel qui engage tous les ministères

Chaque année à la même période, les départements ministériels se retrouvent à Libreville pour préparer le budget de l'État. Cette étape, appelée conférence budgétaire, sert à répartir les enveloppes entre santé, éducation, infrastructures ou sécurité, avant l'adoption du texte final par le Parlement. Cette année, l'exercice s'ouvre avec une triple ambition revendiquée par les autorités : consolider la croissance, accélérer certaines réformes et préparer le budget 2027.

Le chiffre qui structure ces échanges est celui d'une croissance de 5,1 % visée pour 2027. Pour comparer, la croissance du Gabon tourne habituellement autour de 2 à 3 % ces dernières années, portée essentiellement par le pétrole, le manganèse et le bois. Viser plus de 5 % suppose donc un effort supplémentaire, que ce soit par la diversification économique, l'investissement public ou l'amélioration du climat des affaires.

Ce que ce chiffre signifie concrètement

Un taux de croissance élevé n'est pas qu'une statistique : il conditionne les recettes fiscales attendues, donc la capacité de l'État à financer routes, hôpitaux ou salaires de la fonction publique. Si l'objectif de 5,1 % est atteint, cela signifierait davantage de richesse créée dans le pays, et potentiellement plus de marge de manœuvre budgétaire pour les années suivantes.

Mais un objectif de croissance inscrit dans un projet de loi de finances reste, par définition, une hypothèse de travail, pas une garantie. Il repose sur des paramètres qui peuvent évoluer : cours des matières premières, avancée des grands chantiers, ou encore contexte régional et international. Les prochaines semaines de négociation entre ministères devraient permettre d'y voir plus clair sur les moyens concrets mobilisés pour l'atteindre.

À suivre dans les prochaines semaines

Les arbitrages issus de ces conférences budgétaires seront ensuite consolidés dans le texte du PLF 2027, avant son examen par le gouvernement puis sa transmission au Parlement. C'est à ce stade que l'on saura si l'ambition de 5,1 % de croissance se traduit par des choix budgétaires précis, notamment en matière d'investissement public et de soutien aux secteurs non pétroliers.

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