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Société

Paludisme : une journée de dépistage gratuit dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville

Mairie et Ministère de la Santé ont uni leurs moyens pour un dépistage grandeur nature au cœur des quartiers.

Le week-end dernier, la Mairie du 2ᵉ arrondissement de Libreville et le Ministère de la Santé ont organisé une journée socio-communautaire consacrée à la lutte contre le paludisme. Dépistage, distribution de moustiquaires, déparasitage et lutte anti-vectorielle étaient au programme, sous le thème de la promotion de la santé pour un changement de comportement.

Stand de dépistage sanitaire installé dans un quartier de Libreville avec du personnel médical
Une journée socio-communautaire de dépistage et de prévention organisée dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville.

Une opération de terrain, au plus près des habitants

Pas de grand amphithéâtre ni de discours interminables : l'action s'est jouée directement dans les quartiers du 2ᵉ arrondissement de Libreville. La Mairie et le Ministère de la Santé ont conjugué leurs moyens pour proposer, en un même lieu et le même jour, plusieurs services de prévention sanitaire habituellement dispersés entre différents centres.

Au programme : dépistage du paludisme, distribution de moustiquaires, déparasitage et lutte anti-vectorielle — c'est-à-dire des actions visant à réduire la présence des moustiques porteurs de la maladie, comme la destruction des gîtes larvaires ou la pulvérisation d'insecticides. L'ensemble s'inscrivait sous un thème programmatique clair : « la promotion de la santé pour un changement de comportement ».

Pourquoi cibler encore le paludisme

Le paludisme reste, au Gabon comme dans une grande partie de l'Afrique centrale, l'une des principales causes de consultation médicale, en particulier chez les enfants. Une journée de dépistage gratuit permet de repérer des cas parfois asymptomatiques ou négligés, avant qu'ils ne se transforment en formes graves nécessitant une hospitalisation.

La distribution de moustiquaires imprégnées, elle, agit en amont : elle réduit directement le risque de piqûre nocturne, moment où le vecteur du paludisme est le plus actif. Combinée au déparasitage, cette approche vise à casser plusieurs chaînons de transmission en une seule opération plutôt que d'attendre que les patients viennent consulter, souvent trop tard.

Ce que ça change concrètement pour les familles

Pour un ménage du 2ᵉ arrondissement, l'intérêt tient d'abord à l'accessibilité : pas besoin de se déplacer jusqu'à un hôpital ou de payer une consultation pour savoir si l'on est porteur du parasite. Les services viennent, pour une fois, jusqu'au quartier.

Ce type de dispositif répond aussi à une logique de santé publique préventive : mieux vaut dépister et équiper massivement la population en moustiquaires que de traiter des cas graves plus coûteux, pour les familles comme pour le système de santé. Reste que l'impact réel d'une opération ponctuelle dépendra de sa régularité — un rendez-vous isolé ne remplace pas une couverture continue.

Une méthode qui pourrait faire école

Le partenariat entre une collectivité locale et un ministère technique illustre une manière de mutualiser les moyens : la Mairie apporte la logistique de proximité et la connaissance du terrain, le Ministère de la Santé le matériel médical et l'expertise. Si l'expérience est reconduite dans d'autres arrondissements ou d'autres communes, elle pourrait devenir un modèle réplicable pour d'autres pathologies évitables.

À ce stade, aucun bilan chiffré — nombre de personnes dépistées, de moustiquaires distribuées — n'a été communiqué. C'est pourtant cette donnée qui permettra de mesurer l'ampleur réelle de l'action et d'évaluer si elle doit être pérennisée à l'échelle de la capitale.

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