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Économie

Oligui Nguema invite le Ghana à investir au Gabon

Lors d'un dîner d'État à Accra, les présidents gabonais et ghanéen ont affiché leur volonté de muscler leur partenariat économique.

Reçu à Accra par le président ghanéen John Dramani Mahama, Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé les investisseurs du Ghana à se positionner sur le marché gabonais. Une invitation formulée lors d'un dîner d'État, dans un contexte où Libreville multiplie les gestes d'ouverture vers ses partenaires africains.

Deux chefs d'État en tenue officielle se serrant la main lors d'une réception diplomatique.
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema et son homologue ghanéen John Dramani Mahama, lors du dîner d'État offert à Accra.

Un dîner d'État, un message économique

Le protocole diplomatique a servi de cadre à un message plus concret. Reçu par le président John Dramani Mahama lors d'un dîner d'État offert en son honneur, le chef de l'État gabonais a profité de l'occasion pour dérouler un argumentaire économique : le Gabon veut attirer des capitaux ghanéens. Les deux chefs d'État ont réaffirmé leur volonté de consolider ce que la présidence gabonaise qualifie de coopération stratégique entre les deux pays.

Pourquoi le Ghana ?

Le choix n'est pas anodin. Le Ghana s'est imposé ces dernières années comme l'une des économies les plus dynamiques d'Afrique de l'Ouest, portée par l'or, le cacao et un secteur des services en expansion. Pour Libreville, nouer des liens économiques plus étroits avec Accra s'inscrit dans une logique de diversification des partenaires, à l'heure où le Gabon cherche à réduire sa dépendance aux débouchés traditionnels et à séduire de nouveaux investisseurs sur le continent.

Cette rencontre s'ajoute à une série de déplacements présidentiels destinés à repositionner le Gabon sur l'échiquier diplomatique et économique africain, deux ans après la transition politique amorcée fin août 2023.

Ce que cela change, concrètement

À ce stade, aucun montant, secteur prioritaire ni calendrier d'investissement n'a été communiqué : l'annonce relève pour l'instant du registre de l'intention politique, pas encore de l'accord signé. C'est la limite habituelle de ce type de rencontre bilatérale, dont la portée réelle se mesure dans les mois suivants, à travers d'éventuelles missions économiques, protocoles d'accord ou visites d'entreprises.

Pour les Gabonais, l'enjeu est clair : transformer ces déclarations d'intention en projets créateurs d'emplois, que ce soit dans les mines, l'agro-industrie ou les services, des secteurs où le savoir-faire ghanéen pourrait compléter les ambitions gabonaises de transformation locale. Reste à voir si cette visite débouchera sur des engagements chiffrés, seuls capables de donner de la consistance à l'invitation lancée à Accra.

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