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Économie

Ntoum : une foire au poisson fait chuter les prix à moins de 3 000 FCFA

Le Conseil départemental du Komo-Mondah a organisé sa première foire au poisson, avec une forte affluence de vendeuses et d'acheteurs.

À Ntoum, dans l'Estuaire, une initiative locale vient de démontrer qu'un simple événement organisé par une collectivité peut rapprocher les produits de première nécessité des ménages. Ce samedi, la première foire au poisson du Komo-Mondah a réuni de nombreuses commerçantes et une clientèle nombreuse, autour de prix allant de 1 000 à 3 000 FCFA. Un test grandeur réelle pour l'économie locale, à confirmer dans la durée.

Vendeuses proposant du poisson frais sur des étals lors d'une foire en plein air au Gabon
La première foire au poisson du Komo-Mondah a réuni commerçantes et acheteurs à Ntoum.

Une première édition qui fait le plein

Ce samedi, le premier arrondissement de Ntoum a accueilli la toute première foire au poisson organisée par le Conseil départemental du Komo-Mondah (CDKM). Selon nos informations, l'événement a connu une forte mobilisation des populations, avec de nombreuses commerçantes venues proposer leur marchandise et une clientèle nombreuse venue s'approvisionner.

L'initiative était portée par la présidente du CDKM, Edwige Yolande Obone Essonne. Les poissons proposés affichaient des prix compris entre 1 000 et 3 000 FCFA, une fourchette qui a manifestement séduit les acheteurs présents.

Pourquoi ce type d'événement compte pour l'économie locale

Au-delà de l'anecdote, une foire de ce type répond à un enjeu très concret pour les ménages gabonais : l'accès à des produits frais à prix maîtrisé, sans passer par une longue chaîne d'intermédiaires qui fait souvent grimper les tarifs. En regroupant vendeuses et acheteurs sur un même site, le Conseil départemental crée un circuit court temporaire, où le prix reste directement lié à l'offre disponible ce jour-là.

Pour les commerçantes, c'est aussi une occasion de vendre en volume sur une journée, plutôt que de dépendre uniquement des marchés habituels. C'est ce type de mécanisme, reproduit à plus grande échelle et de façon régulière, qui peut contribuer à stabiliser l'accès à des denrées essentielles dans les départements.

Un modèle à confirmer dans le temps

Cette première édition reste, pour l'instant, un événement isolé, et les informations disponibles ne permettent pas encore de mesurer précisément son impact — ni en volumes vendus, ni en retombées pour les commerçantes. Une seule source documente à ce stade cette initiative, ce qui invite à la prudence sur son ampleur réelle.

Reste que l'idée elle-même s'inscrit dans une logique intéressante pour les collectivités locales gabonaises : organiser directement l'accès aux produits de base, plutôt que de laisser le marché seul réguler les prix. Si la formule est reconduite, elle pourrait devenir un outil récurrent de soutien au pouvoir d'achat dans le Komo-Mondah.

Ce qu'il faut retenir

Cette première foire au poisson à Ntoum a mobilisé commerçantes et clients autour de prix accessibles, entre 1 000 et 3 000 FCFA. Portée par le Conseil départemental du Komo-Mondah, elle illustre une piste concrète pour rapprocher l'offre locale des besoins des ménages. Sa reconduction, et son évaluation dans la durée, permettront de savoir si ce format peut s'imposer comme un rendez-vous régulier dans la province de l'Estuaire.

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