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Île Mbanié : le Gabon vise un règlement définitif avec Malabo

Le président Oligui Nguema a reçu l'envoyé spécial de l'Union africaine pour faire avancer le dossier de la frontière avec la Guinée équatoriale.

Le différend sur l'île Mbanié, qui oppose depuis des décennies le Gabon et la Guinée équatoriale, connaît un nouvel élan diplomatique. À Libreville, le chef de l'État a réaffirmé son engagement en faveur d'une solution pacifique et durable, épaulé par la facilitation de l'Union africaine.

Carte du golfe de Guinée montrant la position de l'île Mbanié entre les deux pays
L'île Mbanié, au cœur du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale.

Une audience diplomatique au Palais du Bord de mer

Le 9 juillet 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu au Palais du Bord de mer à Libreville l'envoyé spécial du président de la Commission de l'Union africaine, S.E. Albert Shingiro, accompagné d'une délégation.

Cette rencontre s'inscrit dans une mission de suivi du différend frontalier qui oppose le Gabon et la Guinée équatoriale au sujet de l'île Mbanié. Objectif : accompagner les deux États vers un règlement pacifique et concerté.

Mbanié, un dossier ancien qui touche à la souveraineté

L'île Mbanié est un petit territoire du golfe de Guinée, au large des côtes des deux pays. Malgré sa taille modeste, elle cristallise depuis longtemps un enjeu de souveraineté entre Libreville et Malabo.

Le dossier a franchi plusieurs étapes ces dernières années, notamment devant les instances internationales. La démarche actuelle privilégie une voie diplomatique plutôt qu'une logique de confrontation, ce qui constitue un signal de stabilité pour la région.

Le rôle clé de l'Union africaine

La présence de l'envoyé spécial illustre les efforts de facilitation engagés par l'Union africaine. L'organisation panafricaine joue ici un rôle de médiateur : rapprocher les positions, sécuriser le dialogue et éviter toute escalade.

Ce type de médiation continentale a un intérêt concret. Il permet aux deux pays de garder la maîtrise du processus tout en s'appuyant sur un cadre neutre et reconnu, gage de crédibilité pour l'issue trouvée.

Ce que cela change pour le Gabon

En réaffirmant son engagement en faveur d'un règlement définitif, le chef de l'État inscrit le Gabon dans une posture de partenaire de paix dans le golfe de Guinée. Une frontière stabilisée, c'est un climat plus favorable aux échanges économiques, à la sécurité maritime et à l'exploration des ressources de la zone.

À retenir : le processus reste en cours et aucune issue n'est encore actée. Mais la relance du dialogue, soutenue par l'Union africaine, dessine une trajectoire claire vers une solution négociée. La suite dépendra des prochaines étapes de la facilitation entre Libreville et Malabo.

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