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Économie

Gabon-Australie : Immongault rencontre le géant minier Fortescue à Perth

Le vice-président du gouvernement a ouvert sa visite officielle en Australie par un tête-à-tête avec le fondateur du groupe minier Fortescue.

Hermann Immongault a entamé le 27 juillet une mission de travail en Australie par une rencontre avec Andrew Forrest, patron fondateur de Fortescue, l'un des principaux groupes miniers mondiaux. Cette prise de contact, la première étape d'un déplacement présenté comme stratégique, ouvre la discussion sur un éventuel rapprochement industriel entre Libreville et ce géant du fer et de l'énergie propre.

Deux hommes en costume se serrant la main devant des drapeaux gabonais et australien
Le vice-président du gouvernement Hermann Immongault et le fondateur de Fortescue Andrew Forrest, le 27 juillet à Perth, en Australie.

Un premier échange à Perth

C'est dans la ville minière de Perth, sur la côte ouest australienne, que le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a entamé sa visite de travail. Selon nos informations, l'entretien avec Andrew Forrest, fondateur et président exécutif de Fortescue, a servi de point de départ à une série de rencontres consacrées au renforcement des liens entre le Gabon et l'un des acteurs majeurs du secteur minier mondial.

Aucun accord n'a pour l'instant été annoncé à l'issue de cette prise de contact. La rencontre s'inscrit dans une visite plus large, dont le contenu précis et les suites concrètes restent à préciser dans les prochains jours.

Fortescue, du minerai de fer à l'hydrogène vert

Fortescue s'est bâti en une vingtaine d'années comme l'un des plus gros exportateurs mondiaux de minerai de fer, la matière première extraite du sol puis transformée en acier. Le groupe a depuis diversifié ses ambitions vers l'hydrogène vert, un carburant produit à partir d'eau et d'électricité renouvelable, présenté comme une alternative aux énergies fossiles pour décarboner l'industrie lourde.

Cette double expertise, minière et énergétique, explique l'intérêt qu'un tel groupe peut porter à un pays comme le Gabon, riche en gisements de fer encore peu exploités et engagé dans une réflexion sur la diversification de son économie au-delà du pétrole.

Ce que ça peut changer pour le Gabon

Le pays dispose avec le gisement de fer de Belinga, dans le nord-est, d'une ressource identifiée depuis des décennies mais jamais pleinement mise en valeur faute d'infrastructures adaptées. Un partenariat avec un groupe de l'envergure de Fortescue, si les discussions aboutissaient, pourrait apporter à la fois capitaux, savoir-faire technique et débouchés à l'export.

À ce stade, il s'agit d'un contact diplomatique et non d'un engagement ferme. La prudence reste de mise tant qu'aucun protocole d'accord n'aura été signé ou détaillé publiquement par les deux parties.

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