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Économie

Cocobeach : le préfet active un plan pour sortir du noir

À Ntoum, le préfet de la Noya a réuni la SEEG et des investisseurs pour dessiner une solution à la desserte électrique de Cocobeach.

Le préfet du département de la Noya, François Ntoutoume Essonne, a reçu des responsables de la SEEG et des investisseurs autour du promoteur Menga, fils d'Ongam. Objectif affiché : trouver les moyens de renforcer l'approvisionnement en électricité des localités du département, dont le chef-lieu Cocobeach. Une piste concrète est sortie de la réunion, celle d'un groupe relais chargé d'appuyer les initiatives de la société d'électricité sur le terrain.

Ligne électrique en zone rurale gabonaise au coucher du soleil
La desserte électrique de Cocobeach et du département de la Noya est au cœur des discussions entre autorités locales et la SEEG.

Sur la carte administrative, la Noya reste l'un de ces départements où la distance avec Libreville se mesure aussi en watts. Cocobeach et les localités qui l'entourent vivent depuis longtemps avec un réseau électrique jugé insuffisant, à l'image de nombreuses zones péri-urbaines et rurales du Gabon où la SEEG doit composer avec des infrastructures vieillissantes et des investissements coûteux à rentabiliser sur des bassins de population réduits.

C'est ce dossier que le préfet François Ntoutoume Essonne a remis sur la table, en recevant récemment à Ntoum des responsables de la SEEG et un groupe d'investisseurs conduits par le promoteur en relations d'affaires Menga, fils d'Ongam. Les échanges ont porté sur les solutions susceptibles de renforcer la desserte électrique dans l'ensemble du département, selon des sources concordantes.

Un groupe relais entre l'État local et l'opérateur

La piste retenue à l'issue de la rencontre est la création d'un groupe relais, une structure de liaison chargée d'accompagner les initiatives de la SEEG sur le terrain. Concrètement, ce type de dispositif sert souvent à faire remonter les besoins précis des localités, à faciliter le dialogue avec les investisseurs privés intéressés par le secteur, et à fluidifier l'exécution des travaux quand ils sont engagés.

Aucun calendrier ni montant d'investissement n'a pour l'instant été communiqué. Le format encore informel de cette initiative appelle à la prudence : il s'agit à ce stade d'une démarche de coordination locale, pas d'un projet d'infrastructure arrêté ni financé.

Ce que ça changerait pour les habitants de la Noya

Si cette dynamique se traduit par des investissements réels, l'enjeu est simple à mesurer : moins de coupures, une couverture élargie vers les villages périphériques, et un signal favorable pour les activités économiques locales, de la pêche à l'artisanat, qui dépendent d'une alimentation stable pour se développer.

Reste que l'histoire de l'électrification rurale au Gabon a montré que l'intention politique ne suffit pas toujours : la mise en œuvre effective par la SEEG et le suivi des engagements des investisseurs seront les indicateurs à surveiller dans les prochains mois.

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