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Économie

BP reçu à Libreville : ce que cherche le géant pétrolier britannique

Une délégation de British Petroleum, conduite par son vice-président Ariel Flores, a été reçue par le président Oligui Nguema.

Le Chef de l'État a reçu ce vendredi une délégation de British Petroleum, menée par son vice-président Ariel Flores. Une audience qui relance la question de l'intérêt des majors pétrolières pour le Gabon, alors que le pays cherche à attirer de nouveaux investisseurs dans son secteur des hydrocarbures.

Rencontre officielle entre le président gabonais et une délégation du groupe pétrolier British Petroleum
Une délégation de British Petroleum a été reçue à Libreville par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

L'information est confirmée par la présidence gabonaise : Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu à Libreville une délégation du groupe britannique British Petroleum, conduite par Ariel Flores, vice-président du groupe. Selon la présidence, cette rencontre s'inscrit dans la vision du Chef de l'État tournée vers l'attractivité économique du pays.

Un nom pesant dans le pétrole mondial

British Petroleum figure parmi les cinq plus grandes compagnies pétrolières intégrées au monde, aux côtés de Shell, ExxonMobil, Chevron ou TotalEnergies. Le groupe est présent sur plusieurs bassins africains, notamment en Angola, en Mauritanie et au Sénégal, où il a récemment lancé l'exploitation de gisements gaziers offshore.

Sa présence à Libreville interroge naturellement sur un possible intérêt pour le bassin sédimentaire gabonais, historiquement exploité par des acteurs comme TotalEnergies, Perenco ou Assala Energy. Aucun détail n'a toutefois été communiqué sur le contenu précis des échanges, ni sur l'existence d'un projet concret ou d'un calendrier d'investissement.

Ce que cela peut changer, sous conditions

Pour le Gabon, chaque audience de ce type est scrutée comme un signal de confiance envoyé aux marchés. Le pétrole reste le pilier des recettes d'exportation du pays, et l'arrivée ou le retour d'une major internationale peut se traduire, à terme, par de nouveaux forages, des emplois locaux et des recettes fiscales additionnelles pour l'État.

Mais un signal n'est pas un contrat. L'histoire du secteur pétrolier gabonais montre que les visites protocolaires précèdent parfois de longues négociations, sans garantie d'aboutissement rapide. Il faudra donc attendre des annonces plus précises, sur d'éventuels blocs d'exploration ou accords de partenariat, pour mesurer la portée réelle de cette rencontre.

À suivre

Aucune déclaration officielle de British Petroleum n'a pour l'instant été rendue publique sur l'objet exact de cette visite. La prudence reste de mise tant qu'aucun accord ou projet chiffré n'est officiellement annoncé par les deux parties.

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